Symbole de la capitale situé en haut de l'avenue des Champs-Elysées, l'Arc de Triomphe avait été fortement dégradé le 1er décembre. Du mobilier avait été détruit, des oeuvres d'art endommagées, des graffitis tagués sur les murs, les dispositifs informatiques mis hors d'usage. Le lieu, construit en hommage aux victoires des armées napoléoniennes et qui accueille environ 1,5 million de visiteurs par an, avait pu rouvrir le 12 décembre. Mais plusieurs oeuvres, très endommagées, ont dû faire l'objet d'une restauration qui a pris plusieurs mois, notamment le célèbre moulage de la Marseillaise, sculpture de François Rude qui représente une allégorie de la Victoire, et une grande maquette en plâtre du monument, qui datait des années 30. Venu constater la remise en état des oeuvres et la fin des opérations de rénovation, le ministre de la Culture Franck Riester y a vu un "renouveau" pour ce célèbre monument. "En quelques mois seulement, les travaux de restauration ont été faits, ce qui est très rapide" et "pour le 8 mai, tout sera en place", a salué M. Riester, félicitant les équipes du Centre des monuments nationaux et des entreprises qui ont oeuvré à cette remise en état. Il a précisé que l'ensemble des travaux avait coûté "1,2 million d'euros à peu près", y compris les frais de restauration des oeuvres. "C'est un renouveau et quelque part une forme de renaissance pour l'Arc de Triomphe (...). C'est un beau signal pour le pays et pour tous les anciens combattants", a-t-il ajouté. (Belga)