Depuis le 1er juin 2018, une nouvelle législation belge prévoit en effet un droit de 50 euros à la charge des employeurs de toute personne faisant l'objet d'un contrôle de sécurité effectué par les autorités belges. Un tel contrôle, qui serait réalisé une fois par an, est notamment obligatoire pour les journalistes et techniciens qui souhaitent participer aux réunions des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE à Bruxelles. Les organisations professionnelles (API et AGJPB), mais aussi la Commission européenne, avaient vivement critiqué la mesure début août. Face au tollé, le gouvernement belge avait toutefois promis que les "préoccupations exprimées par la presse" seraient soumises à l'Autorité nationale de sécurité (ANS), une autorité collégiale qui réunit des représentants de plusieurs Services publics fédéraux (SPF) . "Deux mois plus tard, et seulement quelques semaines avant le prochain sommet européen, nous attendons toujours une réponse claire des autorités belges", déplore ce mercredi l'API. Cette dernière demande que l'ANS réévalue l'application de la loi et prenne en compte ses conséquences sur les conditions de travail des journalistes, en particulier les pigistes. Seule une exemption généralisée et légalement solide pourrait atténuer le malaise des media basés à Bruxelles, ajoute l'association. "En l'absence de réponse claire des autorités belges, l'API est plus déterminée que jamais à envisager la possibilité de porter plainte contre la Belgique auprès de la Commission européenne, pour discrimination et atteinte à la liberté de la presse", conclut-elle. (Belga)

Depuis le 1er juin 2018, une nouvelle législation belge prévoit en effet un droit de 50 euros à la charge des employeurs de toute personne faisant l'objet d'un contrôle de sécurité effectué par les autorités belges. Un tel contrôle, qui serait réalisé une fois par an, est notamment obligatoire pour les journalistes et techniciens qui souhaitent participer aux réunions des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE à Bruxelles. Les organisations professionnelles (API et AGJPB), mais aussi la Commission européenne, avaient vivement critiqué la mesure début août. Face au tollé, le gouvernement belge avait toutefois promis que les "préoccupations exprimées par la presse" seraient soumises à l'Autorité nationale de sécurité (ANS), une autorité collégiale qui réunit des représentants de plusieurs Services publics fédéraux (SPF) . "Deux mois plus tard, et seulement quelques semaines avant le prochain sommet européen, nous attendons toujours une réponse claire des autorités belges", déplore ce mercredi l'API. Cette dernière demande que l'ANS réévalue l'application de la loi et prenne en compte ses conséquences sur les conditions de travail des journalistes, en particulier les pigistes. Seule une exemption généralisée et légalement solide pourrait atténuer le malaise des media basés à Bruxelles, ajoute l'association. "En l'absence de réponse claire des autorités belges, l'API est plus déterminée que jamais à envisager la possibilité de porter plainte contre la Belgique auprès de la Commission européenne, pour discrimination et atteinte à la liberté de la presse", conclut-elle. (Belga)