Le jeune homme, aujourd'hui âgé d'une trentaine d'années, a lancé ses recherches il y a deux ans. Il a alors contacté l'organisation Donor Detectives et effectué un test salivaire auprès d'une banque ADN commerciale. Un site généalogique a ensuité repéré une correspondance. Il a finalement pu obtenir l'identité de son père présumé mais ne l'a pas encore contacté. Des recherches pareilles mettent en péril l'actuelle garantie d'anonymat des cliniques de fertilité. "L'anonymat génétique devient une illusion", estime l'experte Petra De Sutter. Le philosophe Ignaas Devisch (UGent) voit actuellement émerger des tensions autour de l'anonymat des donneurs. "L'époque lors de laquelle les enfants ne savaient pas qui étaient leurs parents biologiques est révolue. Mais les nouvelles possibilités techniques risquent maintenant de voir la promesse d'anonymat abandonnée pour les donneurs. Nous devons aussi faire preuve de compréhension à leur égard." "C'est pourquoi il est dommage que la majorité bloque ce débat", ajoute Mme De Sutter. Les partis actuellement au gouvernement s'accordent tous sur la nécessité d'une nouvelle loi, mais leurs points de vue au sujet du contenu sont divergents. (Belga)