Lors d'une rare intervention au parlement, le président du PS Elio Di Rupo (PS) s'en est pris à Charles Michel, coupable à ses yeux, de diriger un gouvernement qui abîme l'image de la Belgique en matière de respect des droits humains. "La Belgique était un modèle en matière de droits de l'homme et de respect des libertés, dont la liberté de la presse. Elle est devenue progressivement un pays où les transgressions sont désormais possibles et, je crains, couvertes par vous", lui a-t-il lancé, égrenant des atteintes récentes aux droits humains et s'appuyant plus spécifiquement sur la fédération européenne des journalistes.

Invoquant Reporters sans frontières (RSF), M. Michel a au contraire souligné que la liberté de la presse avait regagné des galons, la Belgique figurant au 7e rang du classement mondial après que la situation s'était dégradée, de la 20e à la 29e place sous le gouvernement Di Rupo. Charles Michel s'est dit "stupéfait" par "l'instrumentalisation" que certains tentent de faire au sujet de cette arrestation.

L'actuel chef du gouvernement a crié au "populisme", au "fake news", au "mensonge" alors qu'un membre du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (M. Michel visait le ministre des Médias Jean-Claude Marcourt) a tenté de faire croire que le gouvernement fédéral avait commandité l'arrestation des journalistes de la RTBF. Face au tumulte, M. Michel est sorti de ses gonds, poursuivant, hors micro, ses accusations de "populisme" et de "mensonge". Il a donné du "monsieur le député Elio Di Rupo" au président du PS, se disant "stupéfait" de son "manque de nuances" et de sa "partialité", lui qui a assumé de grandes responsabilités.

Evoquant un manque d'élégance, Elio Di Rupo a regretté que M. Michel ne réponde à ses questions qu'en renvoyant à un passé non assumé par le MR, lui-même présent au gouvernement fédéral depuis vingt ans. "Vous ne répondez pas, ce n'est pas faire honneur à votre fonction", a-t-il dit.

Sur le fond, M. Michel a indiqué qu'il n'y avait "pas l'ombre d'un doute que la liberté de la presse constituait un pilier fondamental de la démocratie". Il a également exprimé son "soutien au travail des policiers chargés du maintien de l'ordre et de la sécurité".

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon a indiqué que la manifestation avait été prise en charge par la zone de police locale, appuyée par la police fédérale après que la direction du centre 127bis a fait état d'un début d'agitation dans le centre, et que l'entrepreneur a mis en garde contre des problèmes de stabilité des bâtiments escaladés par des militants. En concertation avec le bourgmestre, un périmètre a été défini au sein duquel la presse a continué de filmer. Les risques de tumulte et ceux relatifs à la stabilité du bâtiment ont entraîné l'arrestation administrative de la centaine de personnes présentes. Ce n'est qu'au commissariat que les cinq journalistes ont fait valoir leurs titres et qualités en présentant leurs cartes de presse, a poursuivi M. Jambon. "Lorsqu'une personne refuse d'obtempérer à un ordre de la police et que son action met d'autres personnes en danger, la police peut intervenir. Ce n'est pas parce qu'on est journaliste qu'il ne faut pas respecter la loi", a conclu M. Jambon.

"On commence à comprendre", a réagi Olivier Maingain (DéFI) selon qui on a assimilé à des manifestants des journalistes de la RTBF parfaitement identifiables mais qu'un bourgmestre N-VA n'a pas été en mesure de reconnaître.

"Je ne pensais pas voir un jour dans notre pays un premier ministre qui justifierait l'arrestation de journalistes", a dit Marco Van Hees, rappelé à l'ordre par Richard Miller (MR) qui a dit n'avoir "aucune leçon de démocratie" à recevoir du PTB.

Lors d'une rare intervention au parlement, le président du PS Elio Di Rupo (PS) s'en est pris à Charles Michel, coupable à ses yeux, de diriger un gouvernement qui abîme l'image de la Belgique en matière de respect des droits humains. "La Belgique était un modèle en matière de droits de l'homme et de respect des libertés, dont la liberté de la presse. Elle est devenue progressivement un pays où les transgressions sont désormais possibles et, je crains, couvertes par vous", lui a-t-il lancé, égrenant des atteintes récentes aux droits humains et s'appuyant plus spécifiquement sur la fédération européenne des journalistes. Invoquant Reporters sans frontières (RSF), M. Michel a au contraire souligné que la liberté de la presse avait regagné des galons, la Belgique figurant au 7e rang du classement mondial après que la situation s'était dégradée, de la 20e à la 29e place sous le gouvernement Di Rupo. Charles Michel s'est dit "stupéfait" par "l'instrumentalisation" que certains tentent de faire au sujet de cette arrestation. L'actuel chef du gouvernement a crié au "populisme", au "fake news", au "mensonge" alors qu'un membre du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (M. Michel visait le ministre des Médias Jean-Claude Marcourt) a tenté de faire croire que le gouvernement fédéral avait commandité l'arrestation des journalistes de la RTBF. Face au tumulte, M. Michel est sorti de ses gonds, poursuivant, hors micro, ses accusations de "populisme" et de "mensonge". Il a donné du "monsieur le député Elio Di Rupo" au président du PS, se disant "stupéfait" de son "manque de nuances" et de sa "partialité", lui qui a assumé de grandes responsabilités. Evoquant un manque d'élégance, Elio Di Rupo a regretté que M. Michel ne réponde à ses questions qu'en renvoyant à un passé non assumé par le MR, lui-même présent au gouvernement fédéral depuis vingt ans. "Vous ne répondez pas, ce n'est pas faire honneur à votre fonction", a-t-il dit. Sur le fond, M. Michel a indiqué qu'il n'y avait "pas l'ombre d'un doute que la liberté de la presse constituait un pilier fondamental de la démocratie". Il a également exprimé son "soutien au travail des policiers chargés du maintien de l'ordre et de la sécurité". Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon a indiqué que la manifestation avait été prise en charge par la zone de police locale, appuyée par la police fédérale après que la direction du centre 127bis a fait état d'un début d'agitation dans le centre, et que l'entrepreneur a mis en garde contre des problèmes de stabilité des bâtiments escaladés par des militants. En concertation avec le bourgmestre, un périmètre a été défini au sein duquel la presse a continué de filmer. Les risques de tumulte et ceux relatifs à la stabilité du bâtiment ont entraîné l'arrestation administrative de la centaine de personnes présentes. Ce n'est qu'au commissariat que les cinq journalistes ont fait valoir leurs titres et qualités en présentant leurs cartes de presse, a poursuivi M. Jambon. "Lorsqu'une personne refuse d'obtempérer à un ordre de la police et que son action met d'autres personnes en danger, la police peut intervenir. Ce n'est pas parce qu'on est journaliste qu'il ne faut pas respecter la loi", a conclu M. Jambon. "On commence à comprendre", a réagi Olivier Maingain (DéFI) selon qui on a assimilé à des manifestants des journalistes de la RTBF parfaitement identifiables mais qu'un bourgmestre N-VA n'a pas été en mesure de reconnaître. "Je ne pensais pas voir un jour dans notre pays un premier ministre qui justifierait l'arrestation de journalistes", a dit Marco Van Hees, rappelé à l'ordre par Richard Miller (MR) qui a dit n'avoir "aucune leçon de démocratie" à recevoir du PTB.