Sebastian Kurz, présenté hier comme "l'enfant prodige" de la politique autrichienne, tire à 35 ans sa révérence. "C'est un nouveau chapitre de ma vie qui s'ouvre aujourd'hui", a-t-il déclaré aux journalistes à Vienne, disant vouloir consacrer du temps à sa famille et à son fils, né le week-end dernier. Il a également évoqué un nouveau "défi professionnel" dans les mois à venir, sans donner de détails. Une réunion du bureau fédéral se tiendra vendredi et "je remettrai mes fonctions", a-t-il précisé. "Cette décision n'a pas été facile à prendre mais malgré tout, je ne ressens aucune amertume", a ajouté l'ex-chancelier. Sebastian Kurz avait quitté son poste de chancelier en octobre après le lancement d'une enquête à son encontre sur des soupçons de corruption, tout en restant à la tête de l'ÖVP, dont il préside aussi le groupe parlementaire. Il avait été remplacé par l'ex-ministre des Affaires étrangères Alexander Schallenberg, un de ses proches. Mi-novembre, le Parlement autrichien avait levé son immunité parlementaire. M. Kurz rejette les accusations. Il a expliqué avoir été "usé" par les récentes accusations du parquet, qu'il rejette et qui ont "entamé son enthousiasme". "Je ne suis ni un saint ni un criminel, je suis un être humain avec des forces et des faiblesses", a-t-il souligné. Le scandale a éclaté en octobre, lorsque plusieurs lieux, dont la chancellerie et le ministère des Finances, ont été perquisitionnés dans le cadre d'une enquête portant sur des soupçons de détournement de fonds publics entre 2016 et 2018. Ce détournement présumé avait pour but de financer la parution de sondages falsifiés et une couverture médiatique élogieuse à l'égard de Sebastian Kurz, dans les médias d'un influent groupe de presse autrichien, Österreich. En échange, ce dernier était récompensé via l'achat de lucratifs encarts publicitaires, selon les éléments du parquet. M. Kurz était le plus jeune chef de gouvernement du monde quand il a accédé à la chancellerie à l'âge de 31 ans. La coalition qu'il avait formée avec l'extrême droite s'était effondrée en 2019 lorsque son allié s'était retrouvé au coeur d'un scandale de corruption. De nouvelles élections lui avaient permis de retrouver son poste de chancelier, cette fois à la tête d'une coalition avec les Verts, jusqu'à sa démission. (Belga)

Sebastian Kurz, présenté hier comme "l'enfant prodige" de la politique autrichienne, tire à 35 ans sa révérence. "C'est un nouveau chapitre de ma vie qui s'ouvre aujourd'hui", a-t-il déclaré aux journalistes à Vienne, disant vouloir consacrer du temps à sa famille et à son fils, né le week-end dernier. Il a également évoqué un nouveau "défi professionnel" dans les mois à venir, sans donner de détails. Une réunion du bureau fédéral se tiendra vendredi et "je remettrai mes fonctions", a-t-il précisé. "Cette décision n'a pas été facile à prendre mais malgré tout, je ne ressens aucune amertume", a ajouté l'ex-chancelier. Sebastian Kurz avait quitté son poste de chancelier en octobre après le lancement d'une enquête à son encontre sur des soupçons de corruption, tout en restant à la tête de l'ÖVP, dont il préside aussi le groupe parlementaire. Il avait été remplacé par l'ex-ministre des Affaires étrangères Alexander Schallenberg, un de ses proches. Mi-novembre, le Parlement autrichien avait levé son immunité parlementaire. M. Kurz rejette les accusations. Il a expliqué avoir été "usé" par les récentes accusations du parquet, qu'il rejette et qui ont "entamé son enthousiasme". "Je ne suis ni un saint ni un criminel, je suis un être humain avec des forces et des faiblesses", a-t-il souligné. Le scandale a éclaté en octobre, lorsque plusieurs lieux, dont la chancellerie et le ministère des Finances, ont été perquisitionnés dans le cadre d'une enquête portant sur des soupçons de détournement de fonds publics entre 2016 et 2018. Ce détournement présumé avait pour but de financer la parution de sondages falsifiés et une couverture médiatique élogieuse à l'égard de Sebastian Kurz, dans les médias d'un influent groupe de presse autrichien, Österreich. En échange, ce dernier était récompensé via l'achat de lucratifs encarts publicitaires, selon les éléments du parquet. M. Kurz était le plus jeune chef de gouvernement du monde quand il a accédé à la chancellerie à l'âge de 31 ans. La coalition qu'il avait formée avec l'extrême droite s'était effondrée en 2019 lorsque son allié s'était retrouvé au coeur d'un scandale de corruption. De nouvelles élections lui avaient permis de retrouver son poste de chancelier, cette fois à la tête d'une coalition avec les Verts, jusqu'à sa démission. (Belga)