L'analyse du PS et d'Ecolo est "totalement fausse", selon Georges-Louis Bouchez. "Nous avons mieux financé la sécurité sociale avec le tax shift que si celui-ci n'avait pas eu lieu", affirme le Montois. Il évoque entre autres les bénéfices d'un "transfert de la fiscalité vers les comportements polluants et mauvais pour la santé", ainsi que la dotation d'équilibre et les retombées de la création de nouveaux emplois. Le taxe shift a facilité selon lui "une création nette et directe de 55.000 emplois". "L'évaluation du tax shift se fait tous les jours via les chiffres que nous avons", notamment le taux de chômage historiquement bas que connaissait le pays fin 2019 (5,4% au 3e trimestre), poursuit-il. L'emploi intérieur avait augmenté de quelque 59.000 unités en 2016, selon le rapport annuel correspondant de la BNB, une hausse dans laquelle le tax shift aurait entre autres joué un rôle. Il y a un an, la BNB estimait les créations d'emploi à 59.000 unités en 2018, après 65.000 nouveaux jobs en 2017. La passe d'armes de jeudi n'est pas anodine dans le contexte actuel de tractations en vue de véritables négociations pour la formation d'un gouvernement fédéral, près de neuf mois après les élections. Via communiqué, le président du PS Paul Magnette accuse le gouvernement précédent de laisser "un déficit dramatique qui menace la sécurité sociale" et réclame "un audit du tax shift (...) en préalable à la formation d'un gouvernement". "Au lieu de déclarations tapageuses, le PS et Ecolo feraient mieux d'accepter de se mettre à la table des négociations où nous pourrions avoir des débats passionnants sur la fiscalité", conclut George-Louis Bouchez, ex-informateur royal (en duo avec Joachim Coens). La BNB prévenait encore en décembre dernier qu'à politique inchangée, le déficit budgétaire de la Belgique augmenterait considérablement dans les prochaines années. La Banque nationale prévoyait alors un déficit de 2,1% du PIB pour 2020. Bonne nouvelle jeudi cependant, selon le Bureau du Plan: la croissance de l'économie belge devrait s'établir à 1,4% en 2020, en légère hausse par rapport à de précédentes prévisions de septembre dernier (1,1%). (Belga)

L'analyse du PS et d'Ecolo est "totalement fausse", selon Georges-Louis Bouchez. "Nous avons mieux financé la sécurité sociale avec le tax shift que si celui-ci n'avait pas eu lieu", affirme le Montois. Il évoque entre autres les bénéfices d'un "transfert de la fiscalité vers les comportements polluants et mauvais pour la santé", ainsi que la dotation d'équilibre et les retombées de la création de nouveaux emplois. Le taxe shift a facilité selon lui "une création nette et directe de 55.000 emplois". "L'évaluation du tax shift se fait tous les jours via les chiffres que nous avons", notamment le taux de chômage historiquement bas que connaissait le pays fin 2019 (5,4% au 3e trimestre), poursuit-il. L'emploi intérieur avait augmenté de quelque 59.000 unités en 2016, selon le rapport annuel correspondant de la BNB, une hausse dans laquelle le tax shift aurait entre autres joué un rôle. Il y a un an, la BNB estimait les créations d'emploi à 59.000 unités en 2018, après 65.000 nouveaux jobs en 2017. La passe d'armes de jeudi n'est pas anodine dans le contexte actuel de tractations en vue de véritables négociations pour la formation d'un gouvernement fédéral, près de neuf mois après les élections. Via communiqué, le président du PS Paul Magnette accuse le gouvernement précédent de laisser "un déficit dramatique qui menace la sécurité sociale" et réclame "un audit du tax shift (...) en préalable à la formation d'un gouvernement". "Au lieu de déclarations tapageuses, le PS et Ecolo feraient mieux d'accepter de se mettre à la table des négociations où nous pourrions avoir des débats passionnants sur la fiscalité", conclut George-Louis Bouchez, ex-informateur royal (en duo avec Joachim Coens). La BNB prévenait encore en décembre dernier qu'à politique inchangée, le déficit budgétaire de la Belgique augmenterait considérablement dans les prochaines années. La Banque nationale prévoyait alors un déficit de 2,1% du PIB pour 2020. Bonne nouvelle jeudi cependant, selon le Bureau du Plan: la croissance de l'économie belge devrait s'établir à 1,4% en 2020, en légère hausse par rapport à de précédentes prévisions de septembre dernier (1,1%). (Belga)