Le 17 juillet dernier, l'exécutif régional avait fait état de recettes de 13,027 milliards, en recul de 713 millions par rapport au budget initial, et de dépenses de 16,925 milliards, en hausse de 1,134 milliard par rapport à l'initial. Le solde brut à financer, lui, atteignait 3,897 milliards, quasiment le double du solde initial. A l'époque, le Bureau du Plan misait sur une chute du produit Intérieur Brut (PIB) de 10,6%, une estimation aujourd'hui plus optimiste puisque le Bureau ne table plus que sur une baisse du PIB de 7,4%, "ce qui pourrait avoir un effet favorable de 100 millions d'euros pour nos recettes", avait expliqué en commission le ministre wallon du Budget, Jean-Luc Crucke. Une embellie qui ne parvient toutefois pas à faire oublier l'impact de la crise sur le budget régional, avec des recettes sous pression et des dépenses - "nécessaires", majorité et opposition en conviennent - qui explosent, tout comme la dette qui atteindra 16,2 milliards d'euros en 2020. "Ce qu'il faut voir, c'est que nos besoins sont entièrement couverts", a rappelé ce mercredi soir le ministre Crucke. "Travaillons à la réduction de la dette quand l'heure sera venue. Quand nous sommes en période de difficultés, quand seul l'argent public peut permettre que les gens gardent la tête hors de l'eau, il faut l'utiliser", a-t-il ajouté au cours des débats. "On n'a pas à être honteux de ce que la Wallonie fait en matière de budget", a-t-il conclu sans pour autant convaincre l'opposition. "La question de la soutenabilité de la dette est une vraie question. Vous nous dites que les signes du marché sont bons aujourd'hui mais demain, après-demain, nous devrons à nouveau emprunter alors que nous ne savons pas comment les choses vont évoluer", a ainsi relevé le chef de file du cdH, François Desquesnes. Malgré ces critiques, l'ajustement budgétaire a finalement été adopté par le Parlement de Wallonie, majorité contre opposition. (Belga)

Le 17 juillet dernier, l'exécutif régional avait fait état de recettes de 13,027 milliards, en recul de 713 millions par rapport au budget initial, et de dépenses de 16,925 milliards, en hausse de 1,134 milliard par rapport à l'initial. Le solde brut à financer, lui, atteignait 3,897 milliards, quasiment le double du solde initial. A l'époque, le Bureau du Plan misait sur une chute du produit Intérieur Brut (PIB) de 10,6%, une estimation aujourd'hui plus optimiste puisque le Bureau ne table plus que sur une baisse du PIB de 7,4%, "ce qui pourrait avoir un effet favorable de 100 millions d'euros pour nos recettes", avait expliqué en commission le ministre wallon du Budget, Jean-Luc Crucke. Une embellie qui ne parvient toutefois pas à faire oublier l'impact de la crise sur le budget régional, avec des recettes sous pression et des dépenses - "nécessaires", majorité et opposition en conviennent - qui explosent, tout comme la dette qui atteindra 16,2 milliards d'euros en 2020. "Ce qu'il faut voir, c'est que nos besoins sont entièrement couverts", a rappelé ce mercredi soir le ministre Crucke. "Travaillons à la réduction de la dette quand l'heure sera venue. Quand nous sommes en période de difficultés, quand seul l'argent public peut permettre que les gens gardent la tête hors de l'eau, il faut l'utiliser", a-t-il ajouté au cours des débats. "On n'a pas à être honteux de ce que la Wallonie fait en matière de budget", a-t-il conclu sans pour autant convaincre l'opposition. "La question de la soutenabilité de la dette est une vraie question. Vous nous dites que les signes du marché sont bons aujourd'hui mais demain, après-demain, nous devrons à nouveau emprunter alors que nous ne savons pas comment les choses vont évoluer", a ainsi relevé le chef de file du cdH, François Desquesnes. Malgré ces critiques, l'ajustement budgétaire a finalement été adopté par le Parlement de Wallonie, majorité contre opposition. (Belga)