"Si ce devait être le cas, les éditeurs de presse prévoient de supprimer les éditions 'papier' (et pdf), de réduire leurs équipes au minimum strictement nécessaire pour donner de l'info en ligne", met en garde l'AJP. "Vu les pertes financières qu'une telle situation engendrerait (l'essentiel des revenus des éditeurs provient encore des éditions papier), ils prévoient de mettre massivement en chômage temporaire les journalistes salariés de leurs entreprises." L'association estime qu'entre 400 et 500 journalistes salariés de la presse écrite pourraient se retrouver en chômage. "Outre les conséquences sur l'emploi, l'arrêt des éditions papier constituerait un déficit démocratique pour une partie de la population qui ne s'informe pas par voie numérique. Mais pire: la réduction des rédactions à peau de chagrin entraînera un appauvrissement certain de la couverture de l'actualité." L'AJP dénonce également la situation précaire dans laquelle se trouvent actuellement les journalistes indépendants, sans travail puisqu'il n'y a plus d'actualité dans de nombreux secteurs (sport, culture, divertissement ou judiciaire notamment). Et en grande majorité, ceux-ci n'ont par ailleurs pas droit au chômage. Au vu des circonstances, l'Association des journalistes professionnels sollicite Mme Linard (Ecolo) en vue de réfléchir à la création d'un fonds de solidarité accessible aux journalistes indépendants ou à l'extension pour eux du prochain Fonds de solidarité du secteur de la culture. (Belga)

"Si ce devait être le cas, les éditeurs de presse prévoient de supprimer les éditions 'papier' (et pdf), de réduire leurs équipes au minimum strictement nécessaire pour donner de l'info en ligne", met en garde l'AJP. "Vu les pertes financières qu'une telle situation engendrerait (l'essentiel des revenus des éditeurs provient encore des éditions papier), ils prévoient de mettre massivement en chômage temporaire les journalistes salariés de leurs entreprises." L'association estime qu'entre 400 et 500 journalistes salariés de la presse écrite pourraient se retrouver en chômage. "Outre les conséquences sur l'emploi, l'arrêt des éditions papier constituerait un déficit démocratique pour une partie de la population qui ne s'informe pas par voie numérique. Mais pire: la réduction des rédactions à peau de chagrin entraînera un appauvrissement certain de la couverture de l'actualité." L'AJP dénonce également la situation précaire dans laquelle se trouvent actuellement les journalistes indépendants, sans travail puisqu'il n'y a plus d'actualité dans de nombreux secteurs (sport, culture, divertissement ou judiciaire notamment). Et en grande majorité, ceux-ci n'ont par ailleurs pas droit au chômage. Au vu des circonstances, l'Association des journalistes professionnels sollicite Mme Linard (Ecolo) en vue de réfléchir à la création d'un fonds de solidarité accessible aux journalistes indépendants ou à l'extension pour eux du prochain Fonds de solidarité du secteur de la culture. (Belga)