"Il n'existe pas de lien direct entre le financement et le développement", a analysé M. De Croo, également en charge de la coopération belge, lors d'un discours devant près de 1.000 personnes à la prestigieuse université Columbia. Pour illustrer son propos, il a comparé les situations de l'Ethiopie et de la République Démocratique du Congo (RDC), deux pays d'Afrique subsaharienne de taille comparable sortis de conflits à la fin des années '90. L'amélioration du PNB (produit national brut) par habitant dans le premier cas a été bien plus importante que dans le second. Or l'Ethiopie n'a pas bénéficié de plus d'aide publique au développement que la RDC au cours des quinze dernières années, que du contraire. "Le développement nécessite avant tout un environnement stable. Il faut donc de la volonté politique", a mis en exergue le libéral. Si l'exécutif éthiopien a montré un intérêt pour des politiques économiques avisées, il n'en fut pas de même dans le chef du régime congolais, a-t-il estimé. "La gouvernance, la volonté politique et des politiques saines sont des préconditions pour le développement durable." D'après M. De Croo, il convient aujourd'hui de repenser la manière dont l'APD est évaluée. Il ne faut pas se focaliser sur les financements réalisés, mais plutôt sur les résultats obtenus grâce à ceux-ci. Le ministre estime d'ailleurs que l'implication du secteur privé, qui cherche logiquement à tirer des bénéfices de ses investissements, est donc profitable. Elle est même indispensable pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) à l'horizon 2030, a-t-il pointé, avant d'ajouter qu'il convenait aussi d'avoir une approche basée sur le respect de valeurs pour parvenir à atteindre ces ODD. "Comment pouvons-nous aider les pauvres dans des endroits qui sont mal gouvernés ? C'est le défi de la prochaine décennie. (...) Donner plus d'argent n'est pas la réponse. Ma réponse est d'investir dans l'émancipation et les droits humains", a affirmé M. De Croo. Ce dernier avait été invité à s'exprimer lors de cette conférence, organisée en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, par l'économiste et professeur Jeffrey Sachs.

"Il n'existe pas de lien direct entre le financement et le développement", a analysé M. De Croo, également en charge de la coopération belge, lors d'un discours devant près de 1.000 personnes à la prestigieuse université Columbia. Pour illustrer son propos, il a comparé les situations de l'Ethiopie et de la République Démocratique du Congo (RDC), deux pays d'Afrique subsaharienne de taille comparable sortis de conflits à la fin des années '90. L'amélioration du PNB (produit national brut) par habitant dans le premier cas a été bien plus importante que dans le second. Or l'Ethiopie n'a pas bénéficié de plus d'aide publique au développement que la RDC au cours des quinze dernières années, que du contraire. "Le développement nécessite avant tout un environnement stable. Il faut donc de la volonté politique", a mis en exergue le libéral. Si l'exécutif éthiopien a montré un intérêt pour des politiques économiques avisées, il n'en fut pas de même dans le chef du régime congolais, a-t-il estimé. "La gouvernance, la volonté politique et des politiques saines sont des préconditions pour le développement durable." D'après M. De Croo, il convient aujourd'hui de repenser la manière dont l'APD est évaluée. Il ne faut pas se focaliser sur les financements réalisés, mais plutôt sur les résultats obtenus grâce à ceux-ci. Le ministre estime d'ailleurs que l'implication du secteur privé, qui cherche logiquement à tirer des bénéfices de ses investissements, est donc profitable. Elle est même indispensable pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) à l'horizon 2030, a-t-il pointé, avant d'ajouter qu'il convenait aussi d'avoir une approche basée sur le respect de valeurs pour parvenir à atteindre ces ODD. "Comment pouvons-nous aider les pauvres dans des endroits qui sont mal gouvernés ? C'est le défi de la prochaine décennie. (...) Donner plus d'argent n'est pas la réponse. Ma réponse est d'investir dans l'émancipation et les droits humains", a affirmé M. De Croo. Ce dernier avait été invité à s'exprimer lors de cette conférence, organisée en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, par l'économiste et professeur Jeffrey Sachs.