Me Guillaume Lys a demandé à la cour de disposer de plus de temps pour répondre aux arguments de la défense de Mehdi Nemmouche. "La question n'avait pas été évoquée jusqu'à présent et hier (mercredi, ndlr) à 11h10, nous recevons des conclusions des conseils de Mehdi Nemmouche d'une dizaine de pages", a déploré Me Lys. "La question du droit de ma cliente à se constituer partie civile dans ce procès est une question qu'on ne peut pas traiter comme ça en deux minutes sur un coin de table", a-t-il dit. L'avocat a par ailleurs rappelé qu'une loi du 20 décembre dernier, modifiant l'article 17 du code judiciaire, a formulé de nouvelles conditions concernant l'intérêt à agir d'une association dans une procédure pénale. Selon lui, une association qui poursuit un intérêt collectif peut désormais se constituer partie civile dans un procès. Dans le cas présent, l'AFVT poursuit l'intérêt de lutter contre le terrorisme, dont il est bien question dans ce procès, selon Me Lys. Jeudi matin, Me Henri Laquay, conseil de Mehdi Nemmouche, a demandé à la cour de déclarer irrecevable la constitution de partie civile de l'AFVT en raison du fait qu'elle ne démontre pas un intérêt personnel et direct à agir dans cette affaire. En d'autres termes, elle n'est pas une victime directe de l'attentat au Musée juif de Belgique, selon le pénaliste. Le parquet fédéral s'est rallié à l'avis de la défense sur ce point. Après avoir entendu les parties concernées, la cour s'est retirée pour délibérer, jeudi vers 10h30. Elle rendra un arrêt sur la demande qui été formulée par la défense de Mehdi Nemmouche en fin de matinée. Lors du procès dit "de la rue du Dries", dans lequel étaient prévenus Salah Abdeslam et Sofien Ayari, le tribunal avait déclaré irrecevable la constitution de partie civile d'une association d'aide aux victimes du terrorisme. Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer, deux Français âgés de respectivement 33 et 30 ans, sont accusés devant la cour d'assises de Bruxelles d'être auteurs ou co-auteurs de l'attaque terroriste commise le 24 mai 2014 au Musée juif de Belgique, situé rue des Minimes à Bruxelles. Elle avait coûté la vie à quatre personnes: Emanuel et Miriam Riva, un couple de touristes israéliens, Dominique Sabrier, une bénévole du musée, et Alexandre Strens, un employé du musée. (Belga)

Me Guillaume Lys a demandé à la cour de disposer de plus de temps pour répondre aux arguments de la défense de Mehdi Nemmouche. "La question n'avait pas été évoquée jusqu'à présent et hier (mercredi, ndlr) à 11h10, nous recevons des conclusions des conseils de Mehdi Nemmouche d'une dizaine de pages", a déploré Me Lys. "La question du droit de ma cliente à se constituer partie civile dans ce procès est une question qu'on ne peut pas traiter comme ça en deux minutes sur un coin de table", a-t-il dit. L'avocat a par ailleurs rappelé qu'une loi du 20 décembre dernier, modifiant l'article 17 du code judiciaire, a formulé de nouvelles conditions concernant l'intérêt à agir d'une association dans une procédure pénale. Selon lui, une association qui poursuit un intérêt collectif peut désormais se constituer partie civile dans un procès. Dans le cas présent, l'AFVT poursuit l'intérêt de lutter contre le terrorisme, dont il est bien question dans ce procès, selon Me Lys. Jeudi matin, Me Henri Laquay, conseil de Mehdi Nemmouche, a demandé à la cour de déclarer irrecevable la constitution de partie civile de l'AFVT en raison du fait qu'elle ne démontre pas un intérêt personnel et direct à agir dans cette affaire. En d'autres termes, elle n'est pas une victime directe de l'attentat au Musée juif de Belgique, selon le pénaliste. Le parquet fédéral s'est rallié à l'avis de la défense sur ce point. Après avoir entendu les parties concernées, la cour s'est retirée pour délibérer, jeudi vers 10h30. Elle rendra un arrêt sur la demande qui été formulée par la défense de Mehdi Nemmouche en fin de matinée. Lors du procès dit "de la rue du Dries", dans lequel étaient prévenus Salah Abdeslam et Sofien Ayari, le tribunal avait déclaré irrecevable la constitution de partie civile d'une association d'aide aux victimes du terrorisme. Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer, deux Français âgés de respectivement 33 et 30 ans, sont accusés devant la cour d'assises de Bruxelles d'être auteurs ou co-auteurs de l'attaque terroriste commise le 24 mai 2014 au Musée juif de Belgique, situé rue des Minimes à Bruxelles. Elle avait coûté la vie à quatre personnes: Emanuel et Miriam Riva, un couple de touristes israéliens, Dominique Sabrier, une bénévole du musée, et Alexandre Strens, un employé du musée. (Belga)