Sauvé par les bombes ! Ainsi va l'actualité. Un événement en chasse un autre. Aussi troublants soient-ils, les démêlés judiciaires d'Alain Mathot ne faisaient pas le poids face aux attentats. Sans doute le député bourgmestre socialiste fut-il soulagé de laisser la une des journaux aux kamikazes. Même à la Chambre, la décision concernant sa levée d'immunité avait été mise entre parenthèses par le terrorisme.

Sauvé par Jacqueline ! Cette fois, la Chambre ne pouvait plus y échapper. Mais les péripéties de la désormais ex-ministre Galant auront relégué son vote à l'arrière-plan. Et pourtant, quel vote ! Ainsi, les politiques ont décidé de s'asseoir sur le travail de la justice. À 81 voix pour, 49 contre et 8 abstentions.

Les députés ont tranché. À leurs yeux, l'enquête du parquet de Liège est partiale, menée exclusivement à charge, avec une "volonté systématique de nuire à M. Mathot". Fuites en pleine campagne électorale, perquisition en période de dissolution parlementaire, inculpation concomitante à la formation du gouvernement (en 2011 !).

Soit. Mais quid du fond du dossier ? Les députés n'ont donc pas envie de savoir si leur collègue est ou non corrompu ? 722.000 euros, tout de même, seraient arrivés dans sa poche, selon le corrupteur présumé - et en aveux - Philippe Leroy, patron de la société Innova qui a admis avoir graissé quelques pattes pour obtenir le chantier de construction d'un incinérateur à Herstal.

En gardant son immunité, Alain Mathot conserve aussi cette odeur insidieuse. Celle du doute, mâtinée de soupçon.

Les députés n'ont donc pas envie de savoir. Ils doivent bien être les seuls. L'affaire Mathot pue le malaise, peu importe de quel côté on renifle. Certains sentent que la N-VA pourrait avoir des motifs peu avouables pour protéger le député socialiste, car une intercommunale liégeoise aurait des intérêts financiers importants à Anvers. D'autres flairent des enquêteurs revanchards, ayant envie d'épingler un élu à leur tableau de chasse. L'une éventualité comme l'autre dégage un relent pestilentiel.

En gardant son immunité, Alain Mathot conserve aussi cette odeur insidieuse. Celle du doute, mâtinée de soupçon. Du genre qui colle à la peau. En refusant de lui lever son immunité, les députés ont une nouvelle fois creusé l'écart avec ceux qu'ils sont censés représenter. Servant sur un plateau d'argent l'argument du "tous pourris" à ceux qui voudront s'en servir. Les députés n'en ont cure. Apparemment, ils ont le nez bouché.

Sauvé par les bombes ! Ainsi va l'actualité. Un événement en chasse un autre. Aussi troublants soient-ils, les démêlés judiciaires d'Alain Mathot ne faisaient pas le poids face aux attentats. Sans doute le député bourgmestre socialiste fut-il soulagé de laisser la une des journaux aux kamikazes. Même à la Chambre, la décision concernant sa levée d'immunité avait été mise entre parenthèses par le terrorisme. Sauvé par Jacqueline ! Cette fois, la Chambre ne pouvait plus y échapper. Mais les péripéties de la désormais ex-ministre Galant auront relégué son vote à l'arrière-plan. Et pourtant, quel vote ! Ainsi, les politiques ont décidé de s'asseoir sur le travail de la justice. À 81 voix pour, 49 contre et 8 abstentions. Les députés ont tranché. À leurs yeux, l'enquête du parquet de Liège est partiale, menée exclusivement à charge, avec une "volonté systématique de nuire à M. Mathot". Fuites en pleine campagne électorale, perquisition en période de dissolution parlementaire, inculpation concomitante à la formation du gouvernement (en 2011 !). Soit. Mais quid du fond du dossier ? Les députés n'ont donc pas envie de savoir si leur collègue est ou non corrompu ? 722.000 euros, tout de même, seraient arrivés dans sa poche, selon le corrupteur présumé - et en aveux - Philippe Leroy, patron de la société Innova qui a admis avoir graissé quelques pattes pour obtenir le chantier de construction d'un incinérateur à Herstal. Les députés n'ont donc pas envie de savoir. Ils doivent bien être les seuls. L'affaire Mathot pue le malaise, peu importe de quel côté on renifle. Certains sentent que la N-VA pourrait avoir des motifs peu avouables pour protéger le député socialiste, car une intercommunale liégeoise aurait des intérêts financiers importants à Anvers. D'autres flairent des enquêteurs revanchards, ayant envie d'épingler un élu à leur tableau de chasse. L'une éventualité comme l'autre dégage un relent pestilentiel.En gardant son immunité, Alain Mathot conserve aussi cette odeur insidieuse. Celle du doute, mâtinée de soupçon. Du genre qui colle à la peau. En refusant de lui lever son immunité, les députés ont une nouvelle fois creusé l'écart avec ceux qu'ils sont censés représenter. Servant sur un plateau d'argent l'argument du "tous pourris" à ceux qui voudront s'en servir. Les députés n'en ont cure. Apparemment, ils ont le nez bouché.