Cette décision a été annoncée par le patron de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) Scott Pruitt, tard mercredi dans un communiqué. Elle renverse les efforts de l'ancien président Barack Obama en vue d'interdire l'usage de ce produit sur des fruits et d'autres récoltes, après qu'une étude fédérale eut conclu que cette substance chimique pouvait avoir des effets néfastes sur le cerveau des enfants et nourrissons. Le chlorpyriphos, fabriqué par Dow Chemical, est très utilisé notamment dans les cultures d'agrumes, les pommiers et les cerisiers. Scott Pruitt, explique avoir décidé de ne pas l'interdire pour fournir aux nombreux agriculteurs qui en dépendent "une certitude réglementaire". "En renversant les mesures de la précédente administration en vue d'interdire ce pesticide qui est le plus utilisé dans le monde, nous revenons à la pratique consistant à prendre des décisions sur des bases scientifiques solides plutôt que sur des résultats prédéterminés", explique-t-il. Des groupes de protection de l'environnement accusent M. Pruitt de privilégier les intérêts de l'industrie chimique au détriment de la santé du public. "Le refus de l'EPA d'interdire ce pesticide dangereux est inadmissible", estime Patti Goldman, l'avocat de l'ONG Earthjustice, promettant de bloquer cette décision en justice. Pour Miriam Rotkin-Ellman, une scientifique du Natural Resources Defense Council (NRDC), "l'EPA ignore des preuves scien (Belga)

Cette décision a été annoncée par le patron de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) Scott Pruitt, tard mercredi dans un communiqué. Elle renverse les efforts de l'ancien président Barack Obama en vue d'interdire l'usage de ce produit sur des fruits et d'autres récoltes, après qu'une étude fédérale eut conclu que cette substance chimique pouvait avoir des effets néfastes sur le cerveau des enfants et nourrissons. Le chlorpyriphos, fabriqué par Dow Chemical, est très utilisé notamment dans les cultures d'agrumes, les pommiers et les cerisiers. Scott Pruitt, explique avoir décidé de ne pas l'interdire pour fournir aux nombreux agriculteurs qui en dépendent "une certitude réglementaire". "En renversant les mesures de la précédente administration en vue d'interdire ce pesticide qui est le plus utilisé dans le monde, nous revenons à la pratique consistant à prendre des décisions sur des bases scientifiques solides plutôt que sur des résultats prédéterminés", explique-t-il. Des groupes de protection de l'environnement accusent M. Pruitt de privilégier les intérêts de l'industrie chimique au détriment de la santé du public. "Le refus de l'EPA d'interdire ce pesticide dangereux est inadmissible", estime Patti Goldman, l'avocat de l'ONG Earthjustice, promettant de bloquer cette décision en justice. Pour Miriam Rotkin-Ellman, une scientifique du Natural Resources Defense Council (NRDC), "l'EPA ignore des preuves scien (Belga)