Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, a appelé son homologue afghan Hamdullah Mohib et "signifié clairement" son intention de "réexaminer" l'accord, a indiqué sa porte-parole Emily Horne dans un communiqué. Il lui a notamment demandé "d'évaluer si les talibans respectent leurs engagements de rompre tout lien avec les groupes terroristes, de réduire la violence en Afghanistan et de mener des négociations sérieuses avec le gouvernement afghan et d'autres acteurs", a-t-elle ajouté. L'accord, non ratifié par Kaboul - le gouvernement afghan a été exclu des négociations - prévoit le retrait total des forces américaines d'ici mi-2021 en échange notamment de l'engagement des talibans à ne pas laisser des groupes terroristes agir depuis les zones qu'ils contrôlent. M. Sullivan a aussi exprimé le "désir de l'Amérique que tous les dirigeants afghans saisissent cette occasion historique de paix et de stabilité". Les talibans, contactés par l'AFP, ont dit être toujours déterminés à respecter leurs engagements dans le cadre de l'accord signé avec Washington. "Nous attendons de l'autre camp qu'il reste également engagé à respecter l'accord", a déclaré Mohammad Naeem, porte-parole de la branche politique du groupe, basé au Qatar. Les autorités afghanes, qui attendaient anxieusement de voir comment l'administration de M. Biden se positionnerait sur le dossier, ont accueilli les commentaires de M. Sullivan avec soulagement. "Nous avons convenu de continuer à oeuvrer pour un cessez-le-feu permanent et une paix juste et durable, dans un Afghanistan démocratique, capable de préserver les acquis des deux dernières décennies", a écrit sur Twitter M. Mohib suite à l'appel du responsable américain. "Nous continuerons ces discussions rapprochées dans les jours et semaines à venir", a-t-il précisé. Sediq Sediqqi, vice-ministre de l'Intérieur, en a quant à lui profité pour critiquer l'accord américano-taliban. "L'accord n'a pour l'instant pas mené au but recherché de mettre fin à la violence talibane et d'amener un cessez-le-feu", a-t-il écrit sur Twitter. "Les talibans n'ont pas été à la hauteur de leurs engagements", a-t-il ajouté. L'accord prévoyait aussi le lancement de négociations de paix directes entre les talibans et les autorités afghanes, qui ont débuté en septembre à Doha, mais n'ont pas encore abouti à des résultats concrets. Depuis, la violence n'a fait qu'augmenter à travers le pays, avec des attaques quotidiennes des talibans contre les forces afghanes. Dans les villes, les assassinats ciblés de journalistes, personnalités politiques et défenseurs des droits, sont devenus de plus en plus fréquents. Même si l'organisation État islamique a revendiqué certaines de ces attaques, Kaboul et Washington les imputent aux talibans. Mardi, déjà, le futur chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, avait noté que la nouvelle administration allait réexaminer l'accord, jugeant notamment indispensable de "préserver les avancées qui ont été faites pour les femmes et les filles en Afghanistan au cours des 20 dernières années". Washington a réduit le 15 janvier à 2.500 ses effectifs militaires en Afghanistan, leur plus bas niveau depuis 2001. (Belga)

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, a appelé son homologue afghan Hamdullah Mohib et "signifié clairement" son intention de "réexaminer" l'accord, a indiqué sa porte-parole Emily Horne dans un communiqué. Il lui a notamment demandé "d'évaluer si les talibans respectent leurs engagements de rompre tout lien avec les groupes terroristes, de réduire la violence en Afghanistan et de mener des négociations sérieuses avec le gouvernement afghan et d'autres acteurs", a-t-elle ajouté. L'accord, non ratifié par Kaboul - le gouvernement afghan a été exclu des négociations - prévoit le retrait total des forces américaines d'ici mi-2021 en échange notamment de l'engagement des talibans à ne pas laisser des groupes terroristes agir depuis les zones qu'ils contrôlent. M. Sullivan a aussi exprimé le "désir de l'Amérique que tous les dirigeants afghans saisissent cette occasion historique de paix et de stabilité". Les talibans, contactés par l'AFP, ont dit être toujours déterminés à respecter leurs engagements dans le cadre de l'accord signé avec Washington. "Nous attendons de l'autre camp qu'il reste également engagé à respecter l'accord", a déclaré Mohammad Naeem, porte-parole de la branche politique du groupe, basé au Qatar. Les autorités afghanes, qui attendaient anxieusement de voir comment l'administration de M. Biden se positionnerait sur le dossier, ont accueilli les commentaires de M. Sullivan avec soulagement. "Nous avons convenu de continuer à oeuvrer pour un cessez-le-feu permanent et une paix juste et durable, dans un Afghanistan démocratique, capable de préserver les acquis des deux dernières décennies", a écrit sur Twitter M. Mohib suite à l'appel du responsable américain. "Nous continuerons ces discussions rapprochées dans les jours et semaines à venir", a-t-il précisé. Sediq Sediqqi, vice-ministre de l'Intérieur, en a quant à lui profité pour critiquer l'accord américano-taliban. "L'accord n'a pour l'instant pas mené au but recherché de mettre fin à la violence talibane et d'amener un cessez-le-feu", a-t-il écrit sur Twitter. "Les talibans n'ont pas été à la hauteur de leurs engagements", a-t-il ajouté. L'accord prévoyait aussi le lancement de négociations de paix directes entre les talibans et les autorités afghanes, qui ont débuté en septembre à Doha, mais n'ont pas encore abouti à des résultats concrets. Depuis, la violence n'a fait qu'augmenter à travers le pays, avec des attaques quotidiennes des talibans contre les forces afghanes. Dans les villes, les assassinats ciblés de journalistes, personnalités politiques et défenseurs des droits, sont devenus de plus en plus fréquents. Même si l'organisation État islamique a revendiqué certaines de ces attaques, Kaboul et Washington les imputent aux talibans. Mardi, déjà, le futur chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, avait noté que la nouvelle administration allait réexaminer l'accord, jugeant notamment indispensable de "préserver les avancées qui ont été faites pour les femmes et les filles en Afghanistan au cours des 20 dernières années". Washington a réduit le 15 janvier à 2.500 ses effectifs militaires en Afghanistan, leur plus bas niveau depuis 2001. (Belga)