Le ministre wallon du Climat, Philippe Henry, qui préside actuellement la Commission nationale climat, a annoncé mardi qu'un accord intra-belge sur la répartition des efforts climat à réaliser d'ici 2030 ne pourra être trouvé à court terme, et a fortiori lors de la COP26 à Glasgow, en raison de positions encore trop éloignées entre les unes et les autres. D'aucuns avaient espéré qu'un accord sur le "burden sharing", du moins sur ses grandes lignes, aurait pu être dégagé avant Glasgow, voire dans le courant de la COP26, mais ce ne sera pas le cas. Une réunion entre les ministres concernés était d'ailleurs prévue mardi, mais elle a été postposée. "Pour nous, c'est inadmissible que cette réunion n'ait pas eu lieu", fustige Rebecca Thissen, du CNCD-11.11.11, au nom de la Coalition Climat. "Je peux entendre que les discussions sont très techniques, que la stratégie '"Fit for 55" (qui prévoit pour la Belgique un effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 47% pour 2030, NDLR) de la Commission européenne a ralenti les négociations, mais quel est le signal envoyé aux 50.000 citoyens qui se sont mobilisés juste avant la COP? C'est inadmissible!" "En termes de symbole, c'est juste baisser les bras. Cela donne l'impression que cela va tellement mal que l'on n'est plus capable de se parler", poursuit Rebecca Thissen. "Pour moi, il y a un décalage de plus en plus grand entre les grandes annonces, l'optimisme du Premier ministre, qui essaie de nous rassurer, et les faits". Le CNCD-11.11.11 espère à présent que les ministres belges présents à Glasgow pourront parler d'une seule voix, au nom de la Belgique, à l'occasion d'un "side-event" organisé en marge de la COP26 et consacré au financement climatique international. La coupole d'ONG et la Coalition Climat plaident pour une contribution belge au financement climat qui soit "croissante, additionnelle et prévisible". (Belga)

Le ministre wallon du Climat, Philippe Henry, qui préside actuellement la Commission nationale climat, a annoncé mardi qu'un accord intra-belge sur la répartition des efforts climat à réaliser d'ici 2030 ne pourra être trouvé à court terme, et a fortiori lors de la COP26 à Glasgow, en raison de positions encore trop éloignées entre les unes et les autres. D'aucuns avaient espéré qu'un accord sur le "burden sharing", du moins sur ses grandes lignes, aurait pu être dégagé avant Glasgow, voire dans le courant de la COP26, mais ce ne sera pas le cas. Une réunion entre les ministres concernés était d'ailleurs prévue mardi, mais elle a été postposée. "Pour nous, c'est inadmissible que cette réunion n'ait pas eu lieu", fustige Rebecca Thissen, du CNCD-11.11.11, au nom de la Coalition Climat. "Je peux entendre que les discussions sont très techniques, que la stratégie '"Fit for 55" (qui prévoit pour la Belgique un effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 47% pour 2030, NDLR) de la Commission européenne a ralenti les négociations, mais quel est le signal envoyé aux 50.000 citoyens qui se sont mobilisés juste avant la COP? C'est inadmissible!" "En termes de symbole, c'est juste baisser les bras. Cela donne l'impression que cela va tellement mal que l'on n'est plus capable de se parler", poursuit Rebecca Thissen. "Pour moi, il y a un décalage de plus en plus grand entre les grandes annonces, l'optimisme du Premier ministre, qui essaie de nous rassurer, et les faits". Le CNCD-11.11.11 espère à présent que les ministres belges présents à Glasgow pourront parler d'une seule voix, au nom de la Belgique, à l'occasion d'un "side-event" organisé en marge de la COP26 et consacré au financement climatique international. La coupole d'ONG et la Coalition Climat plaident pour une contribution belge au financement climat qui soit "croissante, additionnelle et prévisible". (Belga)