Le souverain hachémite a discuté avec M. Kushner "des efforts déployés pour résoudre le conflit israélo-palestinien", lors d'une rencontre au palais royal à Amman, selon un communiqué officiel. Le responsable américain "effectue actuellement une tournée qui doit le conduire dans plusieurs Etats de la région", a-t-on ajouté de même source, alors que Washington promet un plan de paix très controversé, rejeté par les Palestiniens et critiqué par la Jordanie. Le roi a souligné "la nécessité d'instaurer une paix juste et durable pour assurer la création d'un État palestinien indépendant sur les lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale et vivant dans la paix et la sécurité aux côtés d'Israël", selon le texte. Le souverain a également répété son soutien à "une solution à deux Etats conformément à l'Initiative de paix arabe" de 2002, lors de sa rencontre avec M. Kushner, qui était accompagné de l'émissaire du président Trump pour le Proche-Orient Jason Greenblatt, selon le communiqué. Un haut responsable de l'administration Trump avait indiqué que M. Kushner, qui s'était déjà rendu en Israël, en Arabie saoudite et en Jordanie, retournerait dans la région "fin juillet afin de prolonger l'élan de la conférence de Bahreïn", sans préciser son itinéraire. M. Kushner a présenté en juin à Bahreïn le volet économique du plan américain, faisant notamment miroiter 50 milliards de dollars d'investissements internationaux dans les Territoires palestiniens et les pays arabes voisins sur dix ans. Près de 2 millions de Palestiniens vivent en Jordanie, gardienne des lieux saints musulmans à Jérusalem et seul pays arabe avec l'Egypte à avoir conclu un traité de paix avec Israël. Le royaume a accueilli avec frilosité le plan américain et défend une solution à deux Etats, au coeur de la diplomatie mondiale depuis des années, alors que M. Kushner a refusé d'en parler jusque-là. L'aspect politique, au coeur du conflit, n'a toujours pas été dévoilé, notamment concernant l'occupation israélienne, la création d'un Etat palestinien et le droit au retour des réfugiés, chassés par la création d'Israël en 1948 puis par la guerre de 1967. Les Palestiniens boycottent le plan américain, accusant l'administration Trump de parti pris en faveur d'Israël. (Belga)