En vertu d'une circulaire du Collège des procureurs généraux de 2017, les cas de violence contre des policiers imposent systématiquement d'ouvrir une information judiciaire, rappelle M. Geens. Selon la gravité des faits, le magistrat du parquet ordonnera de priver l'auteur des faits de liberté.

Cette circulaire impose aussi d'entamer des poursuites judiciaires. Lorsqu'une certaine gravité est franchie, cette citation à comparaître revient au tribunal correctionnel, voire à la cour d'assises.

Le ministre ajoute que le code pénal actuel prévoit déjà une plus lourde sanction pour les crimes et délits commis contre des agents d'autorité publique.

Il rappelle enfin que la période de sûreté a été introduite par une loi de décembre 2017. Pour des délits graves, le juge peut directement durcir les délais en vigueur pour obtenir une libération anticipée. "Un homicide commis à l'encontre d'agents de police du fait de leur statut est justement un des délits repris dans la loi pour lequel la période de sûreté est d'application", conclut M. Geens.