Les démocrates soupçonnent Donald Trump d'avoir abusé de ses pouvoirs à des fins personnelles, en conditionnant une aide militaire de quelque 400 millions de dollars destinée à l'Ukraine et une visite à la Maison Blanche du président ukrainien Volodymyr Zelensky à l'ouverture d'une enquête sur Joe Biden et son fils, Hunter, qui a été employé par une compagnie gazière ukrainienne. Forts de leur majorité à la Chambre des représentants, ils ont ouvert fin septembre une enquête pour constituer un dossier de mise en accusation, l'"impeachment" en anglais. M. Trump lui-même a dénoncé une "chasse aux sorcières". Mercredi, après six semaines d'auditions à huis clos, les démocrates sont pour leur part passés aux auditions publiques au Congrès américain. Leur témoin clé, l'ambassadeur américain de facto en Ukraine, William Taylor, a affirmé, lors de ces auditions, que l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, lui avait déclaré en septembre que le dégel des fonds était "conditionné" à l'ouverture des investigations sur Joe Biden. "L'ambassadeur Sondland ne nous a pas parlé, et sûrement pas à moi, d'un lien entre l'assistance (américaine) et les enquêtes", a assuré de son côté à la presse jeudi le chef de la diplomatie ukrainienne Vadym Prystaïko. "Je n'ai jamais vu un lien direct entre les investigations et l'assistance militaire", a insisté M. Prystaïko, cité par l'agence Interfax-Ukraine. Lors d'un entretien téléphonique le 25 juillet, M. Trump a bien demandé à son homologue ukrainien de "se pencher" sur Joe Biden et son fils, Hunter. Pour sa part, Donald Trump martèle que l'appel avec M. Zelensky était "parfait". (Belga)

Les démocrates soupçonnent Donald Trump d'avoir abusé de ses pouvoirs à des fins personnelles, en conditionnant une aide militaire de quelque 400 millions de dollars destinée à l'Ukraine et une visite à la Maison Blanche du président ukrainien Volodymyr Zelensky à l'ouverture d'une enquête sur Joe Biden et son fils, Hunter, qui a été employé par une compagnie gazière ukrainienne. Forts de leur majorité à la Chambre des représentants, ils ont ouvert fin septembre une enquête pour constituer un dossier de mise en accusation, l'"impeachment" en anglais. M. Trump lui-même a dénoncé une "chasse aux sorcières". Mercredi, après six semaines d'auditions à huis clos, les démocrates sont pour leur part passés aux auditions publiques au Congrès américain. Leur témoin clé, l'ambassadeur américain de facto en Ukraine, William Taylor, a affirmé, lors de ces auditions, que l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, lui avait déclaré en septembre que le dégel des fonds était "conditionné" à l'ouverture des investigations sur Joe Biden. "L'ambassadeur Sondland ne nous a pas parlé, et sûrement pas à moi, d'un lien entre l'assistance (américaine) et les enquêtes", a assuré de son côté à la presse jeudi le chef de la diplomatie ukrainienne Vadym Prystaïko. "Je n'ai jamais vu un lien direct entre les investigations et l'assistance militaire", a insisté M. Prystaïko, cité par l'agence Interfax-Ukraine. Lors d'un entretien téléphonique le 25 juillet, M. Trump a bien demandé à son homologue ukrainien de "se pencher" sur Joe Biden et son fils, Hunter. Pour sa part, Donald Trump martèle que l'appel avec M. Zelensky était "parfait". (Belga)