L'athlète olympique Kevin Borlée, ambassadeur de la campagne, s'est enfermé dans une cage pour marquer l'événement. Il tenait une pancarte portant le message "Je suis un Cage Fighter". Lors du lancement officiel de la campagne "Exit les cages" le 10 octobre 2018, l'actrice Pamela Anderson s'était elle aussi enfermée dans une cage, à Paris. "Je prends cet engagement parce que j'aime les animaux", a expliqué Kevin Borlée. "Quand on voit les conditions dans lesquelles ils sont élevés, on se demande pourquoi on ne change pas cela. Ils devraient vivre de manière digne. On doit changer les mentalités et sensibiliser les gens. C'est un débat qu'on doit avoir." Gaia s'est allié avec plus de 130 ONG pour obtenir l'interdiction de l'utilisation des cages en Europe. "En Belgique, aussi, près de 85% des animaux sont élevés de manière intensive dans des cages", explique Michel Vandenbosch, président de l'association. "Une vie en cage, c'est une vie de souffrances. Mettre fin aux cages ébranlera un élevage industriel qui n'est ni durable, ni moralement acceptable et représente une aberration économique." Dans le cadre de sa tournée estivale qui se refermera le 16 août prochain, Gaia fera étape dans 12 villes en Belgique, à savoir Tournai (le 26 juillet), Namur (le 30 juillet), Anvers (le 31 juillet), Genk (le 1er août), Louvain (le 2 août), Liège (le 6 août), Gand (le 7 août), Arlon (le 8 août), Charleroi (le 13 août), Blankenberge (le 14 août) et Eupen (le 16 août). Lancée à l'automne 2018, cette initiative européenne a déjà recueilli plus de 1 million de signatures. Pour que la Commission européenne soit dans l'obligation d'examiner "attentivement" le dossier, la pétition doit obtenir un million de signatures dans au moins sept états membres de l'UE. Le seuil est donc atteint mais Gaia vise les 1,3 millions de signatures pour s'assurer qu'une fois les doublons et les identités incomplètes retirées, il reste encore 1 million de paraphes. Ce qui permettra d'obtenir une réponse de la Commission européenne et une audience devant le Parlement européen. "Nous souhaitons une interdiction progressive des cages, actée avec des échéances claires et que les éleveurs soient accompagnés dans la transition vers des élevages alternatifs", plaide Michel Vandenbosch. (Belga)