Patrick De Wolf assure que la procédure n'est pas inhabituelle mais certains commissaires se sont demandés pourquoi M. De Decker - dont c'est la seule intervention connue - n'a pas plutôt été trouver le substitut du procureur du roi. Ces mêmes députés suggèrent que M. De Wolf a pu être impressionné par l'arrivée impromptue de l'ex-président du Sénat alors que ses qualités d'avocat pénaliste étaient inconnues du sérail.

"Je ne sais pas si ma réaction s'inscrit dans le cadre du rôle qui m'est dévolu mais avouez que c'est plutôt rare comme intervention", a répliqué un des experts de la commission d'enquête, le conseiller près la Cour de cassation Christine Matray, s'autorisant une interruption des débats. "Je ne suis pas sûre que si cela avait été un stagiaire, vous ne l'ayez pas renvoyé devant (le substitut) Verelst. Il n'est pas fréquent pour l'avocat général de recevoir ainsi un avocat, peut-être, et cela relève de la nature humaine, votre volonté avait été d'être particulièrement aimable avec quelqu'un qui avait rempli des fonctions prestigieuses au sein de l'Etat, ce qui expliquerait la rapidité de traitement", a-t-elle suggéré.

Devant les enquêteurs, M. De Decker a indiqué que peut-être le Parquet général s'était souvenu des hautes fonctions qu'il avait occupées. Dans les jours qui ont suivi, l'ancien président du Sénat a interpellé le ministre de la Justice Stefaan De Clerck et son cabinet, les sollicitant en vue d'une transaction pénale élargie pour ses clients, qu'il défendait à la demande de l'Elysée.

Dans la foulée de ces rencontres, le Parquet a fait appel de la décision de la Chambre du conseil. Pour M. De Wolf, cela s'est fait naturellement car les parties planchaient sur un scénario de suspension du prononcé. L'avocat général s'est dit "très choqué" d'apprendre qu'un autre scénario a pu avoir été ficelé "derrière son dos". Il a réfuté avoir été impressionné par la personnalité de M. De Decker. "Franchement non, cela n'apportait aucune plus-value, un avocat non politicien aurait bénéficié du même traitement", a-t-il dit.

D'autres contacts ont été noués entre M. De Decker et le Parquet général à propos de l'affaire Chodiev. Ainsi, parallèlement au traitement de l'affaire, au moins un contact a été organisé entre Armand De Decker et le procureur général près la Cour d'appel Marc de le Court, a révélé M. De Wolf. M. de le Court doit encore être entendu par la commission d'enquête.

Patrick De Wolf assure que la procédure n'est pas inhabituelle mais certains commissaires se sont demandés pourquoi M. De Decker - dont c'est la seule intervention connue - n'a pas plutôt été trouver le substitut du procureur du roi. Ces mêmes députés suggèrent que M. De Wolf a pu être impressionné par l'arrivée impromptue de l'ex-président du Sénat alors que ses qualités d'avocat pénaliste étaient inconnues du sérail. "Je ne sais pas si ma réaction s'inscrit dans le cadre du rôle qui m'est dévolu mais avouez que c'est plutôt rare comme intervention", a répliqué un des experts de la commission d'enquête, le conseiller près la Cour de cassation Christine Matray, s'autorisant une interruption des débats. "Je ne suis pas sûre que si cela avait été un stagiaire, vous ne l'ayez pas renvoyé devant (le substitut) Verelst. Il n'est pas fréquent pour l'avocat général de recevoir ainsi un avocat, peut-être, et cela relève de la nature humaine, votre volonté avait été d'être particulièrement aimable avec quelqu'un qui avait rempli des fonctions prestigieuses au sein de l'Etat, ce qui expliquerait la rapidité de traitement", a-t-elle suggéré. Devant les enquêteurs, M. De Decker a indiqué que peut-être le Parquet général s'était souvenu des hautes fonctions qu'il avait occupées. Dans les jours qui ont suivi, l'ancien président du Sénat a interpellé le ministre de la Justice Stefaan De Clerck et son cabinet, les sollicitant en vue d'une transaction pénale élargie pour ses clients, qu'il défendait à la demande de l'Elysée. Dans la foulée de ces rencontres, le Parquet a fait appel de la décision de la Chambre du conseil. Pour M. De Wolf, cela s'est fait naturellement car les parties planchaient sur un scénario de suspension du prononcé. L'avocat général s'est dit "très choqué" d'apprendre qu'un autre scénario a pu avoir été ficelé "derrière son dos". Il a réfuté avoir été impressionné par la personnalité de M. De Decker. "Franchement non, cela n'apportait aucune plus-value, un avocat non politicien aurait bénéficié du même traitement", a-t-il dit. D'autres contacts ont été noués entre M. De Decker et le Parquet général à propos de l'affaire Chodiev. Ainsi, parallèlement au traitement de l'affaire, au moins un contact a été organisé entre Armand De Decker et le procureur général près la Cour d'appel Marc de le Court, a révélé M. De Wolf. M. de le Court doit encore être entendu par la commission d'enquête.