Le chef de groupe MR à la Chambre Denis Ducarme invite à respecter le travail de la justice. Il se dit presque convaincu qu'une commission d'enquête parlementaire sera ensuite mise en place et que si des éléments devaient apparaître "ceux qui ont fauté seront châtiés".

"Qui est le donneur d'ordre? ", a demandé dimanche sur RTL-TVI le député Ecolo Jean-Marc Nollet revenant sur les prémices de l'affaire Chodiev, recommandé par l'ex-député-bourgmestre de Waterloo Serge Kubla (MR) en vue de l'acquisition de la nationalité belge alors qu'il était barré par la Sûreté de l'Etat. "Je comprends que le MR tergiverse car derrière Armand De Decker, il y a probablement tout un système", a-t-il dénoncé.

"Le rôle d'Armand De Decker relève de l'évidence mais il y a d'autres personnalités politiques éventuellement, notamment du MR", a souligné de son côté le président du cdH Benoît Lutgen sur la Une (RTBF) appelant également à la mise en place rapide d'une commission d'enquête.

Cité dans le courriel d'un haut conseiller de l'Elysée du président Sarkozy, Didier Reynders a une nouvelle fois démenti samedi tout contact avec qui que ce soit dans le dossier Chodiev. Egalement cité, l'ex-ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere (CD&V) dit "n'avoir pas une once de souvenir que De Decker l'aurait interpellé", son conseiller de l'époque au cabinet, chargé de la diplomatie économique n'ayant "pas plus la souvenance" d'une telle démarche. Le courriel faisait état du travail opéré par M. De Decker autour de l'élargissement de la transaction pénale dont a pu profiter M. Chodiev et de la sensibilisation à cet égard des ministres de la Justice, des Finances et des Affaires étrangères.

Interrogé sur la RTBF, Denis Ducarme a estimé que Didier Reynders ne doit pas être entendu par les instances du MR sur la base d'un e-mail. Invitant à la mesure, il a rappelé le travail en cours des enquêteurs. A l'issue de l'information judiciaire qui, selon l'actuel ministre de la Justice Koen Geens, devrait être clôturée prochainement, une commission d'enquête parlementaire pourra être mise en place sur la base des éléments éventuellement mis au jour. "Je pense que ce le sera", a dit M. Ducarme, évoquant un délai de "quelques semaines".

Le chef de groupe a rappelé l'engagement des élus et mandataires MR à respecter un code de bonne conduite. "Avec mon président, j'ai foi en ma formation politique qui se veut exemplaire et intransigeante en la matière. Ceux qui ont fauté seront châtiés", a-t-il dit.

La coprésidente d'Ecolo Zakia Khattabi a dit ne pas comprendre la "frilosité" du MR qui s'était montré plus pressé à faire toute la lumière sur les affaires du PS à Charleroi. Faisant un "parallèle avec l'affaire Agusta" qui avait abouti à une modification des règles de financement des partis, Mme Khattabi a appelé à des "réformes de gouvernance du même ordre" après les affaires Kubla et De Decker que seule la mise en place rapide d'une commission d'enquête pourra susciter.

Sur RTL-TVI, le président de DéFI Olivier Maingain a évoqué un témoin prêt à s'exprimer sous serment en commission d'enquête parlementaire, selon lequel le cabinet de Didier Reynders est intervenu en 2011 auprès du Sénat pour que le texte de la transaction pénale passe au plus vite, sans modification, quitte à être corrigé par la suite. Interrogés par Belga, certains protagonistes justifient toutefois cet empressement par la volonté de voter rapidement - sans nouvelle navette parlementaire - une loi fourre-tout comprenant un certain nombre de mesures relatives à la gestion du pays alors en affaires courantes.

Absent des plateaux de télévision, le PS n'est pas demeuré en reste sur les réseaux sociaux. Dès vendredi, le député Eric Massin évoquait sur Twitter "4 ministres fédéraux impliqués" et se demandait "qu'attend donc Charles Michel pour une commission d'enquête? ". Jeudi, à la Chambre ce dernier avait appelé à ce que toute la lumière puisse être faite dans ce dossier, le gouvernement étant prêt à coopérer au service des institutions démocratiques.

Pour le député PTB Raoul Hedebouw dont le parti est régulièrement taxé de formation populiste, "pas besoin du #PTB pour nourrir le sentiment anti-politique en Belgique. Le #MR s'en charge largement tout seul".

Le chef de groupe MR à la Chambre Denis Ducarme invite à respecter le travail de la justice. Il se dit presque convaincu qu'une commission d'enquête parlementaire sera ensuite mise en place et que si des éléments devaient apparaître "ceux qui ont fauté seront châtiés". "Qui est le donneur d'ordre? ", a demandé dimanche sur RTL-TVI le député Ecolo Jean-Marc Nollet revenant sur les prémices de l'affaire Chodiev, recommandé par l'ex-député-bourgmestre de Waterloo Serge Kubla (MR) en vue de l'acquisition de la nationalité belge alors qu'il était barré par la Sûreté de l'Etat. "Je comprends que le MR tergiverse car derrière Armand De Decker, il y a probablement tout un système", a-t-il dénoncé. "Le rôle d'Armand De Decker relève de l'évidence mais il y a d'autres personnalités politiques éventuellement, notamment du MR", a souligné de son côté le président du cdH Benoît Lutgen sur la Une (RTBF) appelant également à la mise en place rapide d'une commission d'enquête. Cité dans le courriel d'un haut conseiller de l'Elysée du président Sarkozy, Didier Reynders a une nouvelle fois démenti samedi tout contact avec qui que ce soit dans le dossier Chodiev. Egalement cité, l'ex-ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere (CD&V) dit "n'avoir pas une once de souvenir que De Decker l'aurait interpellé", son conseiller de l'époque au cabinet, chargé de la diplomatie économique n'ayant "pas plus la souvenance" d'une telle démarche. Le courriel faisait état du travail opéré par M. De Decker autour de l'élargissement de la transaction pénale dont a pu profiter M. Chodiev et de la sensibilisation à cet égard des ministres de la Justice, des Finances et des Affaires étrangères. Interrogé sur la RTBF, Denis Ducarme a estimé que Didier Reynders ne doit pas être entendu par les instances du MR sur la base d'un e-mail. Invitant à la mesure, il a rappelé le travail en cours des enquêteurs. A l'issue de l'information judiciaire qui, selon l'actuel ministre de la Justice Koen Geens, devrait être clôturée prochainement, une commission d'enquête parlementaire pourra être mise en place sur la base des éléments éventuellement mis au jour. "Je pense que ce le sera", a dit M. Ducarme, évoquant un délai de "quelques semaines". Le chef de groupe a rappelé l'engagement des élus et mandataires MR à respecter un code de bonne conduite. "Avec mon président, j'ai foi en ma formation politique qui se veut exemplaire et intransigeante en la matière. Ceux qui ont fauté seront châtiés", a-t-il dit. La coprésidente d'Ecolo Zakia Khattabi a dit ne pas comprendre la "frilosité" du MR qui s'était montré plus pressé à faire toute la lumière sur les affaires du PS à Charleroi. Faisant un "parallèle avec l'affaire Agusta" qui avait abouti à une modification des règles de financement des partis, Mme Khattabi a appelé à des "réformes de gouvernance du même ordre" après les affaires Kubla et De Decker que seule la mise en place rapide d'une commission d'enquête pourra susciter. Sur RTL-TVI, le président de DéFI Olivier Maingain a évoqué un témoin prêt à s'exprimer sous serment en commission d'enquête parlementaire, selon lequel le cabinet de Didier Reynders est intervenu en 2011 auprès du Sénat pour que le texte de la transaction pénale passe au plus vite, sans modification, quitte à être corrigé par la suite. Interrogés par Belga, certains protagonistes justifient toutefois cet empressement par la volonté de voter rapidement - sans nouvelle navette parlementaire - une loi fourre-tout comprenant un certain nombre de mesures relatives à la gestion du pays alors en affaires courantes. Absent des plateaux de télévision, le PS n'est pas demeuré en reste sur les réseaux sociaux. Dès vendredi, le député Eric Massin évoquait sur Twitter "4 ministres fédéraux impliqués" et se demandait "qu'attend donc Charles Michel pour une commission d'enquête? ". Jeudi, à la Chambre ce dernier avait appelé à ce que toute la lumière puisse être faite dans ce dossier, le gouvernement étant prêt à coopérer au service des institutions démocratiques. Pour le député PTB Raoul Hedebouw dont le parti est régulièrement taxé de formation populiste, "pas besoin du #PTB pour nourrir le sentiment anti-politique en Belgique. Le #MR s'en charge largement tout seul".