"Depuis quelques temps, nous rencontrons une quarantaine de femmes qui s'adressent à nous pour des produits d'hygiènes de base dont des serviettes périodiques. Ces mêmes femmes sont souvent aussi dépendantes de l'aide alimentaire ou de la distribution de vêtements: ce sont des femmes que la pandémie a poussées dans la précarité et qui n'ont plus les moyens de subvenir à leurs besoins de base", témoigne Maité Montuir, coordinatrice du Médibus de Bruxelles pour Médecins du Monde. Les protections périodiques sont un besoin essentiel onéreux que de nombreuses femmes vivant dans la pauvreté ont du mal à se payer. La crise sanitaire a par ailleurs amplifié les inégalités sociales, supprimant le revenu de nombreuses femmes jusqu'ici actives dans l'horeca, l'aide à domicile ou encore comme travailleuses du sexe. Nombre d'entre elles s'adressent désormais à des organisations de terrain pour obtenir des produits d'hygiène, des protections périodiques ou d'autres produits de premières nécessités. Elles s'ajoutent ainsi à un groupe de femmes déjà existant avant la crise et qui comprend les femmes sans-abri, sans-papiers, réfugiées ou migrantes en transit. Avec la pandémie, "le défi de la question menstruelle est encore plus important pour les femmes sans-abri: l'accès à des sanitaires sécurisés est devenu encore plus compliqué depuis le confinement. Comment changer sa serviette ou son tampon quand on vit dans la rue?", souligne Mme Montuir. A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Médecins du Monde, BruZelle et d'autres organisations humanitaires regrettent le manque de connaissances sur ce sujet encore trop tabou et demandent qu'on porte davantage d'attention à cette question. Elles réclament également un soutien politique. A noter que Médecins du Monde, en collaboration avec BruZelle, fournit spontanément des kits de protections périodiques à toutes les femmes fréquentant ses services. (Belga)

"Depuis quelques temps, nous rencontrons une quarantaine de femmes qui s'adressent à nous pour des produits d'hygiènes de base dont des serviettes périodiques. Ces mêmes femmes sont souvent aussi dépendantes de l'aide alimentaire ou de la distribution de vêtements: ce sont des femmes que la pandémie a poussées dans la précarité et qui n'ont plus les moyens de subvenir à leurs besoins de base", témoigne Maité Montuir, coordinatrice du Médibus de Bruxelles pour Médecins du Monde. Les protections périodiques sont un besoin essentiel onéreux que de nombreuses femmes vivant dans la pauvreté ont du mal à se payer. La crise sanitaire a par ailleurs amplifié les inégalités sociales, supprimant le revenu de nombreuses femmes jusqu'ici actives dans l'horeca, l'aide à domicile ou encore comme travailleuses du sexe. Nombre d'entre elles s'adressent désormais à des organisations de terrain pour obtenir des produits d'hygiène, des protections périodiques ou d'autres produits de premières nécessités. Elles s'ajoutent ainsi à un groupe de femmes déjà existant avant la crise et qui comprend les femmes sans-abri, sans-papiers, réfugiées ou migrantes en transit. Avec la pandémie, "le défi de la question menstruelle est encore plus important pour les femmes sans-abri: l'accès à des sanitaires sécurisés est devenu encore plus compliqué depuis le confinement. Comment changer sa serviette ou son tampon quand on vit dans la rue?", souligne Mme Montuir. A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Médecins du Monde, BruZelle et d'autres organisations humanitaires regrettent le manque de connaissances sur ce sujet encore trop tabou et demandent qu'on porte davantage d'attention à cette question. Elles réclament également un soutien politique. A noter que Médecins du Monde, en collaboration avec BruZelle, fournit spontanément des kits de protections périodiques à toutes les femmes fréquentant ses services. (Belga)