L'asbl Intact insiste en particulier sur l'importance de prendre en considération les documents médicaux et psychologiques attestant de violences, sur lesquels des femmes s'appuient pour demander une protection devant les instances belges. Si des doutes subsistent quant à l'origine ou la nature des séquelles avancées, les instances d'asile devraient pouvoir se tourner vers un expert. C'est pourquoi Intact plaide pour la restauration d'une cellule psychologique au sein du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA). "Il est aussi nécessaire que ces instances tiennent compte de la mémoire traumatique", soit l'influence des violences sur la capacité des filles et des femmes à restituer de manière détaillée des faits, souligne Charlotte Chevalier, juriste. Le principe du bénéfice du doute doit par ailleurs être octroyé plus largement. Pour détecter plus rapidement des violences, telles que les mutilations génitales féminines, l'accent doit enfin être mis sur la formation des services d'asile. "En Belgique, 90% des femmes violées n'en parlent pas. Alors il ne faut pas s'attendre à ce que des femmes victimes de MGF et impliquées dans une procédure d'asile compliquée nous parlent spontanément de ces mutilations", commente Marijke Weewauters, de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes. "Nous devons être plus proactifs." A ce sujet, un projet encore en discussion vise à former deux personnes par centre d'accueil en Belgique à la problématique des MGF, de sorte qu'elles puissent servir de "personnes ressources", conclut Fabienne Richard, directrice du Groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles (Gams). (Belga)

L'asbl Intact insiste en particulier sur l'importance de prendre en considération les documents médicaux et psychologiques attestant de violences, sur lesquels des femmes s'appuient pour demander une protection devant les instances belges. Si des doutes subsistent quant à l'origine ou la nature des séquelles avancées, les instances d'asile devraient pouvoir se tourner vers un expert. C'est pourquoi Intact plaide pour la restauration d'une cellule psychologique au sein du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA). "Il est aussi nécessaire que ces instances tiennent compte de la mémoire traumatique", soit l'influence des violences sur la capacité des filles et des femmes à restituer de manière détaillée des faits, souligne Charlotte Chevalier, juriste. Le principe du bénéfice du doute doit par ailleurs être octroyé plus largement. Pour détecter plus rapidement des violences, telles que les mutilations génitales féminines, l'accent doit enfin être mis sur la formation des services d'asile. "En Belgique, 90% des femmes violées n'en parlent pas. Alors il ne faut pas s'attendre à ce que des femmes victimes de MGF et impliquées dans une procédure d'asile compliquée nous parlent spontanément de ces mutilations", commente Marijke Weewauters, de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes. "Nous devons être plus proactifs." A ce sujet, un projet encore en discussion vise à former deux personnes par centre d'accueil en Belgique à la problématique des MGF, de sorte qu'elles puissent servir de "personnes ressources", conclut Fabienne Richard, directrice du Groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles (Gams). (Belga)