Jusqu'à près d'une centaine de personnes s'étaient aussi mobilisées à la gare des Guillemins à Liège. Elles ont fabriqué sur place des pancartes avec des messages comme "Mon corps, mon choix", "Stop à la culture du viol" et "Je ne suis pas un objet". Des témoignages ont été suspendus sur une corde avec des pinces à linge. Des étudiantes ont pris la parole pour dire qu'elles ne voulaient plus accepter le sexisme et voulaient pouvoir circuler librement. Au micro ouvert, la nécessité pour une femme d'être indépendante financièrement a occupé une grande partie des débats. "Si on veut être capable de sortir d'une situation de violence, à la maison comme au travail, il faut parler d'un salaire minimum au-dessus des 14 euros de l'heure, de l'individualisation des droits, du manque de logements sociaux...", défend Emily, une représentante de la campagne Rosa. "On entretient les femmes dans une situation de citoyens de seconde zone en fait. Si on veut être considérées au niveau social, cela passe par le niveau économique." A Bruxelles, il a notamment été question de l'adolescente de 14 ans à Gand, qui a été mise sur liste d'attente pour recevoir de l'aide après un viol collectif et qui s'est suicidée. "Il faut mettre en place des mesures pour qu'aucune victime ne soit laissée de côté par le système", défend Brune, une autre représentante de la campagne Rosa. "A Ixelles, il a fallu plusieurs témoignages et des plaintes pour qu'il y ait une enquête. Les hashtags comme BalanceTonBar ont permis de libérer la parole des victimes sur les réseaux sociaux et les gens sont ensuite allés dans la rue. On entend souvent que les victimes doivent porter plainte, mais on voit des affaires où des personnes ont porté plainte qui n'ont pas abouti." La campagne Rosa déplore que la majorité des dossiers pour agression sexuelle soit classée sans suite. (Belga)

Jusqu'à près d'une centaine de personnes s'étaient aussi mobilisées à la gare des Guillemins à Liège. Elles ont fabriqué sur place des pancartes avec des messages comme "Mon corps, mon choix", "Stop à la culture du viol" et "Je ne suis pas un objet". Des témoignages ont été suspendus sur une corde avec des pinces à linge. Des étudiantes ont pris la parole pour dire qu'elles ne voulaient plus accepter le sexisme et voulaient pouvoir circuler librement. Au micro ouvert, la nécessité pour une femme d'être indépendante financièrement a occupé une grande partie des débats. "Si on veut être capable de sortir d'une situation de violence, à la maison comme au travail, il faut parler d'un salaire minimum au-dessus des 14 euros de l'heure, de l'individualisation des droits, du manque de logements sociaux...", défend Emily, une représentante de la campagne Rosa. "On entretient les femmes dans une situation de citoyens de seconde zone en fait. Si on veut être considérées au niveau social, cela passe par le niveau économique." A Bruxelles, il a notamment été question de l'adolescente de 14 ans à Gand, qui a été mise sur liste d'attente pour recevoir de l'aide après un viol collectif et qui s'est suicidée. "Il faut mettre en place des mesures pour qu'aucune victime ne soit laissée de côté par le système", défend Brune, une autre représentante de la campagne Rosa. "A Ixelles, il a fallu plusieurs témoignages et des plaintes pour qu'il y ait une enquête. Les hashtags comme BalanceTonBar ont permis de libérer la parole des victimes sur les réseaux sociaux et les gens sont ensuite allés dans la rue. On entend souvent que les victimes doivent porter plainte, mais on voit des affaires où des personnes ont porté plainte qui n'ont pas abouti." La campagne Rosa déplore que la majorité des dossiers pour agression sexuelle soit classée sans suite. (Belga)