"C'est aberrant", a indiqué dans un communiqué lapidaire diffusé dans la soirée le ministère allemand des Affaires étrangères. Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait auparavant présenté dans un discours Deniz Yücel, le correspondant en Turquie du journal allemand Die Welt incarcéré mardi pour "propagande terroriste", de "représentant du PKK" -le Parti des travailleurs du Kurdistan, une organisation classée "terroriste" par Ankara-, et d'"agent allemand". Il avait également accusé l'Allemagne de tolérer des rassemblements de séparatistes kurdes et déclaré que les autorités allemandes "devraient être jugées car elles aident et hébergent des terroristes". Des déclarations au vitriol intervenues après que les autorités allemandes ont annulé trois meetings prévus en Allemagne, où devaient intervenir deux ministres turcs, en soutien à une réforme constitutionnelle visant à renforcer les pouvoirs de M. Erdogan, qui doit être soumise à un référendum le 16 avril. "Ils empêchent mon ministre de la Justice de parler, mon ministre de l'Economie de parler. Je devais moi aussi m'exprimer par visioconférence", a grondé M. Erdogan. (Belga)

"C'est aberrant", a indiqué dans un communiqué lapidaire diffusé dans la soirée le ministère allemand des Affaires étrangères. Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait auparavant présenté dans un discours Deniz Yücel, le correspondant en Turquie du journal allemand Die Welt incarcéré mardi pour "propagande terroriste", de "représentant du PKK" -le Parti des travailleurs du Kurdistan, une organisation classée "terroriste" par Ankara-, et d'"agent allemand". Il avait également accusé l'Allemagne de tolérer des rassemblements de séparatistes kurdes et déclaré que les autorités allemandes "devraient être jugées car elles aident et hébergent des terroristes". Des déclarations au vitriol intervenues après que les autorités allemandes ont annulé trois meetings prévus en Allemagne, où devaient intervenir deux ministres turcs, en soutien à une réforme constitutionnelle visant à renforcer les pouvoirs de M. Erdogan, qui doit être soumise à un référendum le 16 avril. "Ils empêchent mon ministre de la Justice de parler, mon ministre de l'Economie de parler. Je devais moi aussi m'exprimer par visioconférence", a grondé M. Erdogan. (Belga)