Il faut ainsi procéder au remplacement de 37 feux de signalisation et de la commande motorisée de 87 aiguillages situé entre la sortie de la gare du Midi et l'entrée du tunnel après la gare de Bruxelles-Chapelle. Deux locomotives effectueront ensuite des parcours tests sur 80 itinéraires afin de rétablir le trafic en toute sécurité pour les premiers trains de mardi matin.

Selon Infrabel, ce saut technologique aura pour avantage de proposer une sécurité accrue par le biais de la supervision informatique et davantage de fiabilité dans la mesure où les principaux systèmes seront dédoublés. En cas de panne, la cabine de signalisation pourra ainsi basculer vers le système de secours, ce qui diminuera la durée de la perturbation et donc les conséquences pour les voyageurs.

Première fois en 30 ans

Ces travaux sont en outre un préalable à la mise en oeuvre de l'ETCS (European Train Control System), un système de sécurité haute technologie qui doit être opérationnel sur l'ensemble du réseau d'ici 2022. "Une interruption totale du trafic dans ce noeud ferroviaire ne s'était plus produite depuis plus de trente ans. Travailler phase par phase, en limitant par exemple la circulation à quatre des six voies pendant plusieurs semaines, aurait, certes, permis de maintenir le trafic mais aurait aussi engendré des retards quotidiens à des centaines de trains durant une longue période", a expliqué samedi matin Infrabel lors d'une visite du chantier.

"Le choix d'interrompre totalement le trafic ferroviaire pendant trois jours permet aux équipes de mener à bien toutes les tâches en un temps record en limitant les répercussions pour les usagers."

Conseils aux voyageurs

Pour contourner le chantier, les voyageurs sont déviés par l'ouest de la Capitale.

Par exemple, le train entre Eupen et Ostende ne s'arrête pas dans les grandes gares bruxelloises mais bien à Schaerbeek et Denderleeuw. Il s'agit donc d'une Simple déviation et le temps de parcours inchangé.

Pour la ligne entre Charleroi et Anvers, le trajet sera plus long car il est scindé. D'abord Charleroi - Bruxelles midi. Ensuite, un train navette entre Bruxelles midi et Bruxelles nord, par l'ouest. Et enfin Bruxelles nord jusqu'Anvers, explique le site de la RTBF.

Durant les 3 jours, les gares de Bruxelles Nord, de Bruxelles midi et de l'aéroport restent connectées grâce aux navettes.

Par contre, Bruxelles-central est totalement inaccessible en train. Il faut prendre le tram pour rejoindre le centre-ville au départ des autres gares.

"Surtout des questions venant des touristes"

La grille modifiée des horaires sur le rail en conséquence des travaux menés de samedi à lundi sur la jonction Nord-Midi ne pose pas de gros problèmes sur le trafic, indique la SNCB samedi à la mi-journée. "Tout se passe de manière fluide. Il y a plus de questions, mais elles émanent surtout de touristes étrangers."

"La desserte se déroule comme prévu", indique Bart Crols, porte-parole de l'opérateur ferroviaire. "Le trafic est très chargé, mais cela s'explique surtout par le beau temps. C'est pourquoi nous avons programmé deux trains supplémentaires en fin de matinée entre Bruxelles-Midi et Ostende." Les guichets d'information et les accompagnateurs de train reçoivent cependant plus de questions que d'accoutumée. "Il y a par exemple beaucoup de touristes étrangers à Bruxelles-Midi qui sont logiquement moins bien au courant de la situation. Mais là aussi, tout se passe bien", ajoute le porte-parole. "Il faut également garder à l'esprit que ces travaux ne changent rien pour deux tiers du trafic", conclut-il. (

Inaugurée en 1952, la jonction Nord-Midi constitue le coeur du réseau ferroviaire belge. Chaque jour, ses six voies sont en effet empruntées par près de 1.200 trains du service intérieur mais également international, ce qui en fait l'un des tunnels ferroviaires les plus utilisés au monde. En 2013, les équipes d'Infrabel, le gestionnaire de l'infrastructure, ont entamé le chantier de modernisation de la signalisation qui, sur les 3,6 kilomètres séparant gares du Nord et du Midi, régule le trafic ferroviaire. D'ici fin 2019, la technologie encore essentiellement électromécanique sera totalement informatisée via la technologie dite EBP/PLP.

Plus de précisions sur les trajets, sur le site www.letrain.be

Il faut ainsi procéder au remplacement de 37 feux de signalisation et de la commande motorisée de 87 aiguillages situé entre la sortie de la gare du Midi et l'entrée du tunnel après la gare de Bruxelles-Chapelle. Deux locomotives effectueront ensuite des parcours tests sur 80 itinéraires afin de rétablir le trafic en toute sécurité pour les premiers trains de mardi matin. Selon Infrabel, ce saut technologique aura pour avantage de proposer une sécurité accrue par le biais de la supervision informatique et davantage de fiabilité dans la mesure où les principaux systèmes seront dédoublés. En cas de panne, la cabine de signalisation pourra ainsi basculer vers le système de secours, ce qui diminuera la durée de la perturbation et donc les conséquences pour les voyageurs. Ces travaux sont en outre un préalable à la mise en oeuvre de l'ETCS (European Train Control System), un système de sécurité haute technologie qui doit être opérationnel sur l'ensemble du réseau d'ici 2022. "Une interruption totale du trafic dans ce noeud ferroviaire ne s'était plus produite depuis plus de trente ans. Travailler phase par phase, en limitant par exemple la circulation à quatre des six voies pendant plusieurs semaines, aurait, certes, permis de maintenir le trafic mais aurait aussi engendré des retards quotidiens à des centaines de trains durant une longue période", a expliqué samedi matin Infrabel lors d'une visite du chantier. "Le choix d'interrompre totalement le trafic ferroviaire pendant trois jours permet aux équipes de mener à bien toutes les tâches en un temps record en limitant les répercussions pour les usagers."Pour contourner le chantier, les voyageurs sont déviés par l'ouest de la Capitale. Par exemple, le train entre Eupen et Ostende ne s'arrête pas dans les grandes gares bruxelloises mais bien à Schaerbeek et Denderleeuw. Il s'agit donc d'une Simple déviation et le temps de parcours inchangé.Pour la ligne entre Charleroi et Anvers, le trajet sera plus long car il est scindé. D'abord Charleroi - Bruxelles midi. Ensuite, un train navette entre Bruxelles midi et Bruxelles nord, par l'ouest. Et enfin Bruxelles nord jusqu'Anvers, explique le site de la RTBF.Durant les 3 jours, les gares de Bruxelles Nord, de Bruxelles midi et de l'aéroport restent connectées grâce aux navettes.Par contre, Bruxelles-central est totalement inaccessible en train. Il faut prendre le tram pour rejoindre le centre-ville au départ des autres gares.La grille modifiée des horaires sur le rail en conséquence des travaux menés de samedi à lundi sur la jonction Nord-Midi ne pose pas de gros problèmes sur le trafic, indique la SNCB samedi à la mi-journée. "Tout se passe de manière fluide. Il y a plus de questions, mais elles émanent surtout de touristes étrangers." "La desserte se déroule comme prévu", indique Bart Crols, porte-parole de l'opérateur ferroviaire. "Le trafic est très chargé, mais cela s'explique surtout par le beau temps. C'est pourquoi nous avons programmé deux trains supplémentaires en fin de matinée entre Bruxelles-Midi et Ostende." Les guichets d'information et les accompagnateurs de train reçoivent cependant plus de questions que d'accoutumée. "Il y a par exemple beaucoup de touristes étrangers à Bruxelles-Midi qui sont logiquement moins bien au courant de la situation. Mais là aussi, tout se passe bien", ajoute le porte-parole. "Il faut également garder à l'esprit que ces travaux ne changent rien pour deux tiers du trafic", conclut-il. ( Inaugurée en 1952, la jonction Nord-Midi constitue le coeur du réseau ferroviaire belge. Chaque jour, ses six voies sont en effet empruntées par près de 1.200 trains du service intérieur mais également international, ce qui en fait l'un des tunnels ferroviaires les plus utilisés au monde. En 2013, les équipes d'Infrabel, le gestionnaire de l'infrastructure, ont entamé le chantier de modernisation de la signalisation qui, sur les 3,6 kilomètres séparant gares du Nord et du Midi, régule le trafic ferroviaire. D'ici fin 2019, la technologie encore essentiellement électromécanique sera totalement informatisée via la technologie dite EBP/PLP. Plus de précisions sur les trajets, sur le site www.letrain.be