Au terme d'une campagne où il aura préparé des doughnuts, changé une roue de Formule 1 et pulvérisé un faux mur symbolisant "l'impasse" du Brexit à l'aide d'un bulldozer, le dirigeant conservateur a débuté sa journée en livrant des bouteilles de lait à Guiseley dans le Yorkshire (nord de l'Angleterre), à la surprise du couple qui lui a ouvert la porte. Il a ensuite préparé une tourte au boeuf et à la bière, qu'il a comparée à l'accord de Brexit négocié avec l'Union européenne mais qui n'a pas été voté au parlement, faute de majorité. M. Johnson compte "réchauffer" et resservir le texte aux députés, s'il gagne. "On le met au four, on claque la porte, on le sort, et voilà, on a fait le Brexit! ", a déclaré Boris Johnson. Arrivé au pouvoir fin juillet avec la promesse de sortir son pays de l'Union européenne, l'ancien maire de Londres consacre ses derniers déplacements au nord et au centre de l'Angleterre et au pays de Galles, régions traditionnellement acquises au Labour mais favorables au Brexit. Son adversaire Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste, a lui rassemblé ses troupes avant l'aube à Glasgow, en Ecosse, où il espère battre les indépendantistes du SNP. Il a promis "espoir" et "sécurité" aux électeurs et attaqué Boris Johnson sur son manque de sincérité, l'accusant de "faire des promesses qui se transforment en mirages le lendemain". Le dernier sondage de la campagne publié par l'institut YouGov donne le Parti conservateur en tête des intentions de vote avec 339 sièges sur 650. C'est 20 députés de moins que lors des précédentes projections de YouGov, le 28 novembre, mais 22 de plus que par rapport au précédent scrutin de 2017. De son côté, le Labour, favorable à un nouveau référendum laissant le choix entre un nouvel accord de Brexit et un maintien dans l'UE, semble avoir séduit des électeurs qui auraient pu se tourner vers le Parti libéral démocrate, qui promet de renoncer purement et simplement à la sortie. Les conservateurs et les travaillistes promettent tous deux des changements radicaux: Boris Johnson s'engage à faire sortir le Royaume-Uni de l'UE d'ici fin janvier, après trois reports. Le très à gauche leader travailliste Jeremy Corbyn promet une "révolution industrielle verte" et des milliards pour les services publics, notamment de santé, qui souffrent des conséquences d'années d'austérité. Sur le Brexit, il compte organiser un nouveau référendum mais rester "neutre", une posture critiquée pour son manque de clarté. (Belga)

Au terme d'une campagne où il aura préparé des doughnuts, changé une roue de Formule 1 et pulvérisé un faux mur symbolisant "l'impasse" du Brexit à l'aide d'un bulldozer, le dirigeant conservateur a débuté sa journée en livrant des bouteilles de lait à Guiseley dans le Yorkshire (nord de l'Angleterre), à la surprise du couple qui lui a ouvert la porte. Il a ensuite préparé une tourte au boeuf et à la bière, qu'il a comparée à l'accord de Brexit négocié avec l'Union européenne mais qui n'a pas été voté au parlement, faute de majorité. M. Johnson compte "réchauffer" et resservir le texte aux députés, s'il gagne. "On le met au four, on claque la porte, on le sort, et voilà, on a fait le Brexit! ", a déclaré Boris Johnson. Arrivé au pouvoir fin juillet avec la promesse de sortir son pays de l'Union européenne, l'ancien maire de Londres consacre ses derniers déplacements au nord et au centre de l'Angleterre et au pays de Galles, régions traditionnellement acquises au Labour mais favorables au Brexit. Son adversaire Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste, a lui rassemblé ses troupes avant l'aube à Glasgow, en Ecosse, où il espère battre les indépendantistes du SNP. Il a promis "espoir" et "sécurité" aux électeurs et attaqué Boris Johnson sur son manque de sincérité, l'accusant de "faire des promesses qui se transforment en mirages le lendemain". Le dernier sondage de la campagne publié par l'institut YouGov donne le Parti conservateur en tête des intentions de vote avec 339 sièges sur 650. C'est 20 députés de moins que lors des précédentes projections de YouGov, le 28 novembre, mais 22 de plus que par rapport au précédent scrutin de 2017. De son côté, le Labour, favorable à un nouveau référendum laissant le choix entre un nouvel accord de Brexit et un maintien dans l'UE, semble avoir séduit des électeurs qui auraient pu se tourner vers le Parti libéral démocrate, qui promet de renoncer purement et simplement à la sortie. Les conservateurs et les travaillistes promettent tous deux des changements radicaux: Boris Johnson s'engage à faire sortir le Royaume-Uni de l'UE d'ici fin janvier, après trois reports. Le très à gauche leader travailliste Jeremy Corbyn promet une "révolution industrielle verte" et des milliards pour les services publics, notamment de santé, qui souffrent des conséquences d'années d'austérité. Sur le Brexit, il compte organiser un nouveau référendum mais rester "neutre", une posture critiquée pour son manque de clarté. (Belga)