En début de semaine, le chef de file de la N-VA Theo Francken s'est exprimé sur ce qui pourrait constituer la base de possibles discussions avec le PS en vue de la formation d'un gouvernement fédéral. Il a fait comprendre qu'en échange de règles plus strictes en matière de migration, on pouvait parler de concessions sociales telles qu'une hausse des indemnités de pension. Du côté du PS, Paul Magnette n'a pas semblé positivement impressionné par ces avances. "La N-VA est déjà venue avec le modèle australien. Aujourd'hui, c'est le modèle danois. Mais nous ne sommes pas les socialistes danois. Nous sommes les socialistes de Wallonie et de Bruxelles. Je ne vais pas prendre un modèle étranger pour l'appliquer en Belgique. L'immigration est un sujet complexe dans tous les pays. Le mieux que l'on peut faire, ce n'est pas tout le temps en parler et aborder les problèmes de façon pragmatique", avait souligné mardi M. Magnette, interrogé en marge d'une conférence de presse. "Il est très facile de dire, dans des échanges publics ce qui ne va pas. A un moment, on doit dire, face aux échéances qui se présentent: soit on trouve des politiciens qui peuvent y aller et trouver ensemble des solutions, soit pas. Mais le radotage politique à propos de ce qui n'est pas possible a fait son temps", a commenté mercredi matin John Crombez. (Belga)