Fort de près d'un demi-siècle d'expérience politique, Joe Biden, né en 1942 en Pennsylvanie et résident désormais au Delaware, défend à nouveau son engagement démocrate lors de l'élection présidentielle américaine du 3 novembre. Après avoir oeuvré dans l'administration Obama comme vice-président de 2009 à 2017, Joe Biden aspire cette fois à devenir le 46e président des Américains. Avocat de formation, élu au sénat américain dès 1972 et sans discontinuité jusqu'à sa vice-présidence, Joe Biden s'était déjà présenté par deux fois sans succès aux élections primaires démocrates lors des scrutins présidentiels de 1988 et 2008. Choisi comme colistier par Barack Obama, qui sera alors élu comme premier président afro-américain des Etats-Unis, les deux hommes ont forgé une relation solide au cours de leur carrière politique en dépit de leur différence d'âge. Joe Biden souhaite porter cet héritage en cas de victoire électorale en 2020 - qui ferait de lui le président le plus âgé à Washington. Barack Obama a de fait apporté son soutien à Joe Biden en fin de campagne électorale pour faire bloc face au président républicain jouant sa réélection, Donald Trump. "Je connais Joe mieux que presque quiconque. Je lui fais confiance pour être un excellent président", a déclaré en octobre l'ancien président qui bénéficie toujours d'un large crédit auprès des Américains. Le démocrate modéré Biden se pose en candidat de la classe moyenne américaine, des travailleurs toutes races confondues, faisant souvent référence à ses origines plus modestes en tant que fils de marchand de voitures. Il est populaire auprès des électeurs Afro-Américains, et a dénoncé lors du dernier débat électoral le "racisme institutionnalisé" aux USA. Le septuagénaire défend un programme plus social mais prend garde de ne pas être perçu trop à gauche. Il a donc pris soin de se distancier d'un autre candidat à l'investiture démocrate par deux fois déchu, Bernie Sanders, jugé socialiste. Joe Biden défend une couverture plus étendue des soins de santé aux USA, ayant contribué à l'adoption de l'assurance-santé Obamacare lors de sa vice-présidence, et l'investissement dans l'éducation. Il a en outre fait v?u de renouer avec les alliés traditionnels des USA et de réintégrer l'Accord de Paris sur le Climat, désertés par Trump. Joe Biden se porte aussi comme un candidat stable pour tous les Américains, espérant rafler les électeurs républicains déçus par le mandat tumultueux et clivant de Donald Trump. Le milliardaire new-yorkais l'a toutefois affublé des sobriquets "Sleepy Joe" ou "Crazy Joe" (Joe l'Endormi, Joe le Fou, NDLR) dans une course électorale à couteau tiré. Le candidat démocrate semble en effet parfois maladroit, réputé prompt aux gaffes, et présente une élocution parfois saccadée due à un ancien bégaiement qu'il a surmonté. Plusieurs femmes ont en outre accusé Joe Biden de les avoir profondément gênées avec ses célèbres marques d'affection comme des baisers sur la tête, mains sur les épaules. Pour tuer dans l'?uf la polémique en début de campagne, Joe Biden avait promis d'"être plus attentif". Sur un front plus personnel, la vie de Joe Biden a été marquée par la perte de sa première femme et de leur fille dans un accident de voiture, en 1972, et la mort de son fils Beau d'un cancer en 2015 (il s'est remarié en 1977 avec Jill, professeur d'université, avec qui il a eu une autre fille). Il a en outre récemment évoqué le combat de son fils Hunter contre les addictions, et défendu les affaires de celui-ci en Ukraine et en Chine face aux attaques de la campagne républicaine. Ces tragédies et valeurs familiales valent au centriste d'être perçu comme empathique. La pandémie de coronavirus a toutefois mis un frein au style direct et à la facilité de contact qui le caractérisent. Joe Biden a en effet réduit à peau de chagrin ses apparitions publiques durant des mois en 2020, menant campagne depuis - la cave - de sa résidence au Delaware, et se présentant principalement protégé d'un masque lors de ses apparitions publiques. Sa démarche prudente a contrasté avec l'attitude de son rival Donald Trump critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire aux USA qui a provoqué la mort de plus de 227.000 Américains. "Si nous laissons la Maison Blanche huit ans de plus à Donald Trump, il va fondamentalement altérer pour toujours le caractère de cette nation, qui nous sommes et je ne peux pas rester là et regarder ce qui se passe", assure le candidat démocrate, qui a choisi la procureure californienne progressiste Kamala Harris (55) comme colistière pour déloger le tandem républicain Trump/Pence le 3 novembre prochain. (Belga)

Fort de près d'un demi-siècle d'expérience politique, Joe Biden, né en 1942 en Pennsylvanie et résident désormais au Delaware, défend à nouveau son engagement démocrate lors de l'élection présidentielle américaine du 3 novembre. Après avoir oeuvré dans l'administration Obama comme vice-président de 2009 à 2017, Joe Biden aspire cette fois à devenir le 46e président des Américains. Avocat de formation, élu au sénat américain dès 1972 et sans discontinuité jusqu'à sa vice-présidence, Joe Biden s'était déjà présenté par deux fois sans succès aux élections primaires démocrates lors des scrutins présidentiels de 1988 et 2008. Choisi comme colistier par Barack Obama, qui sera alors élu comme premier président afro-américain des Etats-Unis, les deux hommes ont forgé une relation solide au cours de leur carrière politique en dépit de leur différence d'âge. Joe Biden souhaite porter cet héritage en cas de victoire électorale en 2020 - qui ferait de lui le président le plus âgé à Washington. Barack Obama a de fait apporté son soutien à Joe Biden en fin de campagne électorale pour faire bloc face au président républicain jouant sa réélection, Donald Trump. "Je connais Joe mieux que presque quiconque. Je lui fais confiance pour être un excellent président", a déclaré en octobre l'ancien président qui bénéficie toujours d'un large crédit auprès des Américains. Le démocrate modéré Biden se pose en candidat de la classe moyenne américaine, des travailleurs toutes races confondues, faisant souvent référence à ses origines plus modestes en tant que fils de marchand de voitures. Il est populaire auprès des électeurs Afro-Américains, et a dénoncé lors du dernier débat électoral le "racisme institutionnalisé" aux USA. Le septuagénaire défend un programme plus social mais prend garde de ne pas être perçu trop à gauche. Il a donc pris soin de se distancier d'un autre candidat à l'investiture démocrate par deux fois déchu, Bernie Sanders, jugé socialiste. Joe Biden défend une couverture plus étendue des soins de santé aux USA, ayant contribué à l'adoption de l'assurance-santé Obamacare lors de sa vice-présidence, et l'investissement dans l'éducation. Il a en outre fait v?u de renouer avec les alliés traditionnels des USA et de réintégrer l'Accord de Paris sur le Climat, désertés par Trump. Joe Biden se porte aussi comme un candidat stable pour tous les Américains, espérant rafler les électeurs républicains déçus par le mandat tumultueux et clivant de Donald Trump. Le milliardaire new-yorkais l'a toutefois affublé des sobriquets "Sleepy Joe" ou "Crazy Joe" (Joe l'Endormi, Joe le Fou, NDLR) dans une course électorale à couteau tiré. Le candidat démocrate semble en effet parfois maladroit, réputé prompt aux gaffes, et présente une élocution parfois saccadée due à un ancien bégaiement qu'il a surmonté. Plusieurs femmes ont en outre accusé Joe Biden de les avoir profondément gênées avec ses célèbres marques d'affection comme des baisers sur la tête, mains sur les épaules. Pour tuer dans l'?uf la polémique en début de campagne, Joe Biden avait promis d'"être plus attentif". Sur un front plus personnel, la vie de Joe Biden a été marquée par la perte de sa première femme et de leur fille dans un accident de voiture, en 1972, et la mort de son fils Beau d'un cancer en 2015 (il s'est remarié en 1977 avec Jill, professeur d'université, avec qui il a eu une autre fille). Il a en outre récemment évoqué le combat de son fils Hunter contre les addictions, et défendu les affaires de celui-ci en Ukraine et en Chine face aux attaques de la campagne républicaine. Ces tragédies et valeurs familiales valent au centriste d'être perçu comme empathique. La pandémie de coronavirus a toutefois mis un frein au style direct et à la facilité de contact qui le caractérisent. Joe Biden a en effet réduit à peau de chagrin ses apparitions publiques durant des mois en 2020, menant campagne depuis - la cave - de sa résidence au Delaware, et se présentant principalement protégé d'un masque lors de ses apparitions publiques. Sa démarche prudente a contrasté avec l'attitude de son rival Donald Trump critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire aux USA qui a provoqué la mort de plus de 227.000 Américains. "Si nous laissons la Maison Blanche huit ans de plus à Donald Trump, il va fondamentalement altérer pour toujours le caractère de cette nation, qui nous sommes et je ne peux pas rester là et regarder ce qui se passe", assure le candidat démocrate, qui a choisi la procureure californienne progressiste Kamala Harris (55) comme colistière pour déloger le tandem républicain Trump/Pence le 3 novembre prochain. (Belga)