Les présidents des trois partis du gouvernement minoritaire actuel (CD&V, Open Vld et MR) ont dernièrement pris de leur propre initiative le rôle d'explorateurs d'une potentielle future nouvelle coalition gouvernementale. La piste "Arizona" est leur première exploration, qui ajouterait au trio le sp.a, le cdH et la N-VA, premier parti de Flandre. "Nous regardons ce qui est possible, sur base de la note de Paul Magnette et Conner Rousseau", les deux présidents socialistes qui avaient précédemment plaidé pour une "tripartite classique" minoritaire (socialistes, libéraux, chrétiens-démocrates), affirme Joachim Coens mercredi. Il en ressortait qu'une coalition incluant PS et N-VA ne semble pas possible, "mais si le PS revient là-dessus, c'est une ouverture intéressante", interprète-t-il. Le président du CD&V répète par ailleurs un slogan connu du côté des chrétiens démocrates flamands: les plus grands partis des deux groupes linguistiques, soit le PS et la N-VA, sont importants et portent une certaine responsabilité. Le CD&V avait entre autres longtemps été accusé de bloquer les négociations en restant "scotché" à la N-VA, que certains se voyaient bien laisser de côté parmi les francophones. Joachim Coens attend donc de savoir précisément quelle est l'"ouverture" du PS. "On pourrait peut-être avoir d'ici au 21 juillet une vision de comment on doit avancer". Si Paul Magnette s'est dit prêt à discuter, le discours des socialistes n'a pas fondamentalement changé. Le Carolo a ainsi clairement indiqué qu'il n'était pas question pour son parti de poursuivre une politique "suédoise". Une position que comprend Joachim Coens. "Il n'est plus question aujourd'hui d'une gestion suédoise. La situation est différente", commente-t-il. Les chrétiens démocrates flamands, qui y prenaient pourtant part, souhaitent aussi "corriger" le tir, après la crise du coronavirus, affirme-t-il. Quant à la loi sur l'avortement, à laquelle le CD&V est farouchement opposé, Joachim Coens confirme que des amendements sont encore à attendre, de manière à retarder le vote en séance plénière. "Nous voulons sortir de la polarisation et l'emmener tranquillement au-delà de l'été. Il n'y a pas d'urgence". (Belga)

Les présidents des trois partis du gouvernement minoritaire actuel (CD&V, Open Vld et MR) ont dernièrement pris de leur propre initiative le rôle d'explorateurs d'une potentielle future nouvelle coalition gouvernementale. La piste "Arizona" est leur première exploration, qui ajouterait au trio le sp.a, le cdH et la N-VA, premier parti de Flandre. "Nous regardons ce qui est possible, sur base de la note de Paul Magnette et Conner Rousseau", les deux présidents socialistes qui avaient précédemment plaidé pour une "tripartite classique" minoritaire (socialistes, libéraux, chrétiens-démocrates), affirme Joachim Coens mercredi. Il en ressortait qu'une coalition incluant PS et N-VA ne semble pas possible, "mais si le PS revient là-dessus, c'est une ouverture intéressante", interprète-t-il. Le président du CD&V répète par ailleurs un slogan connu du côté des chrétiens démocrates flamands: les plus grands partis des deux groupes linguistiques, soit le PS et la N-VA, sont importants et portent une certaine responsabilité. Le CD&V avait entre autres longtemps été accusé de bloquer les négociations en restant "scotché" à la N-VA, que certains se voyaient bien laisser de côté parmi les francophones. Joachim Coens attend donc de savoir précisément quelle est l'"ouverture" du PS. "On pourrait peut-être avoir d'ici au 21 juillet une vision de comment on doit avancer". Si Paul Magnette s'est dit prêt à discuter, le discours des socialistes n'a pas fondamentalement changé. Le Carolo a ainsi clairement indiqué qu'il n'était pas question pour son parti de poursuivre une politique "suédoise". Une position que comprend Joachim Coens. "Il n'est plus question aujourd'hui d'une gestion suédoise. La situation est différente", commente-t-il. Les chrétiens démocrates flamands, qui y prenaient pourtant part, souhaitent aussi "corriger" le tir, après la crise du coronavirus, affirme-t-il. Quant à la loi sur l'avortement, à laquelle le CD&V est farouchement opposé, Joachim Coens confirme que des amendements sont encore à attendre, de manière à retarder le vote en séance plénière. "Nous voulons sortir de la polarisation et l'emmener tranquillement au-delà de l'été. Il n'y a pas d'urgence". (Belga)