"On ne peut pas faire comme si tout allait bien face à l'organisation des Jeux olympiques en Chine", a-t-elle affirmé lors d'une audition consacrée aux droits humains et à Pékin, au moment où les appels à boycotter les Jeux se multiplient aux Etats-Unis. "Faisons un boycott diplomatique si les Jeux olympiques sont organisés", a prôné Mme Pelosi. "Ne faisons pas l'honneur au gouvernement chinois de recevoir des chefs d'Etat." Un appel qui a provoqué la colère de Pékin, lors d'une conférence de presse du ministère chinois des Affaires étrangères. "Certains propos d'individus américains ne sont que des mensonges et de la désinformation. C'est une attaque classique des Etats-Unis qui est vouée à l'échec", a rétorqué le porte-parole du ministère, Zhao Lijian. M. Zhao a également critiqué une "tentative visant à perturber, bloquer et porter atteinte à la préparation et à la tenue des Jeux olympiques d'hiver", tout en dénonçant un "jeu méprisable" de la part de "certains politiciens américains". Pékin sera en février prochain la première ville du monde à accueillir à la fois les Jeux d'été et d'hiver, après avoir organisé les JO de 2008. La présence de dirigeants mondiaux en Chine "alors qu'un génocide est en cours (...) pose la question: 'Quelle autorité morale aurez-vous pour parler des droits humains partout dans le monde?'", s'était interrogée Mme Pelosi. Lors de cette audition aux Etats-Unis, des militants des droits humains ont dénoncé la répression des musulmans ouïghours dans la région du Xinjiang et des opposants politiques à Hong Kong. Les Jeux offrent à des régimes autoritaires l'occasion "d'effacer leurs crimes, de stimuler leur image à l'étranger et de renforcer leurs alliances", a affirmé Samuel Chu, du Hong Kong Democracy Council, un mouvement basé aux Etats-Unis. Rayhan Asat, une avocate d'origine ouïghoure dont le frère serait détenu dans un camp de prisonniers, a estimé que soutenir les JO-2022 reviendrait à "nier la souffrance du peuple ouïghour". La directrice générale du Comité olympique américain (USOPC), Sarah Hirshland, a pour sa part plaidé contre un boycott des athlètes, expliquant que les Jeux étaient importants dans le contexte de la fin de la pandémie. "Le monde a passé plus d'un an isolé, en quarantaine, et dans l'inquiétude", a-t-elle affirmé dans une lettre à la commission. La vue de "milliers de sportifs venus du monde entier devant la flamme olympique et paralympique marquera le moment de l'émergence après les difficultés de l'année passée". "Les boycotts des Jeux de 1980 et 1984 ont entaché l'histoire olympique et montré qu'utiliser les Jeux comme un outil politique était une erreur", a-t-elle ajouté. (Belga)

"On ne peut pas faire comme si tout allait bien face à l'organisation des Jeux olympiques en Chine", a-t-elle affirmé lors d'une audition consacrée aux droits humains et à Pékin, au moment où les appels à boycotter les Jeux se multiplient aux Etats-Unis. "Faisons un boycott diplomatique si les Jeux olympiques sont organisés", a prôné Mme Pelosi. "Ne faisons pas l'honneur au gouvernement chinois de recevoir des chefs d'Etat." Un appel qui a provoqué la colère de Pékin, lors d'une conférence de presse du ministère chinois des Affaires étrangères. "Certains propos d'individus américains ne sont que des mensonges et de la désinformation. C'est une attaque classique des Etats-Unis qui est vouée à l'échec", a rétorqué le porte-parole du ministère, Zhao Lijian. M. Zhao a également critiqué une "tentative visant à perturber, bloquer et porter atteinte à la préparation et à la tenue des Jeux olympiques d'hiver", tout en dénonçant un "jeu méprisable" de la part de "certains politiciens américains". Pékin sera en février prochain la première ville du monde à accueillir à la fois les Jeux d'été et d'hiver, après avoir organisé les JO de 2008. La présence de dirigeants mondiaux en Chine "alors qu'un génocide est en cours (...) pose la question: 'Quelle autorité morale aurez-vous pour parler des droits humains partout dans le monde?'", s'était interrogée Mme Pelosi. Lors de cette audition aux Etats-Unis, des militants des droits humains ont dénoncé la répression des musulmans ouïghours dans la région du Xinjiang et des opposants politiques à Hong Kong. Les Jeux offrent à des régimes autoritaires l'occasion "d'effacer leurs crimes, de stimuler leur image à l'étranger et de renforcer leurs alliances", a affirmé Samuel Chu, du Hong Kong Democracy Council, un mouvement basé aux Etats-Unis. Rayhan Asat, une avocate d'origine ouïghoure dont le frère serait détenu dans un camp de prisonniers, a estimé que soutenir les JO-2022 reviendrait à "nier la souffrance du peuple ouïghour". La directrice générale du Comité olympique américain (USOPC), Sarah Hirshland, a pour sa part plaidé contre un boycott des athlètes, expliquant que les Jeux étaient importants dans le contexte de la fin de la pandémie. "Le monde a passé plus d'un an isolé, en quarantaine, et dans l'inquiétude", a-t-elle affirmé dans une lettre à la commission. La vue de "milliers de sportifs venus du monde entier devant la flamme olympique et paralympique marquera le moment de l'émergence après les difficultés de l'année passée". "Les boycotts des Jeux de 1980 et 1984 ont entaché l'histoire olympique et montré qu'utiliser les Jeux comme un outil politique était une erreur", a-t-elle ajouté. (Belga)