"On a besoin dans la direction d'une formation politique à la fois de la sagesse et de la fougue. J'ai eu de la fougue, aujourd'hui je suis dans l'époque de la sagesse. Mais on a besoin de tout. On a besoin de gens expérimentés et de jeunes. Regardez Jeremy Corbyn, le patron du parti socialiste britannique. On a dit de lui pis que pendre, on l'a attaqué de toute part. Et puis il a rencontré un très grand succès électoral. C'est en tout cas ma référence pour le futur", a-t-il expliqué. M. Corbyn, éternel contestataire dans son parti avant d'en prendre la direction, n'a pas toujours eu bonne presse au PS. Après son élection en septembre 2015 à la tête du Labour, l'ex-ministre-président wallon Paul Magnette avait publié une tribune libre dans l'Echo dans laquelle il se demandait si la gauche européenne était en train de se radicaliser. Il épinglait dans le chef de M. Corbyn la tentation de refuser la complexité du monde, voire un "syndrome d'Hibernatus". La remontée du Labour lors des dernières élections législatives comparée aux échecs de sociaux-démocrates trop enclins aux compromis ailleurs en Europe marque un retour en grâce de M. Corbyn. Le leader britannique n'est pourtant pas la seule figure mise en avant par M. Di Rupo. Dans son livre, il cite deux figures historiques, non de la gauche radicale mais de la gauche réformiste: Michel Rocard, artisan de la deuxième gauche en France, et Carlo Rosselli, théoricien d'un socialisme rompant avec le marxisme, assassiné en 1937. (Belga)

"On a besoin dans la direction d'une formation politique à la fois de la sagesse et de la fougue. J'ai eu de la fougue, aujourd'hui je suis dans l'époque de la sagesse. Mais on a besoin de tout. On a besoin de gens expérimentés et de jeunes. Regardez Jeremy Corbyn, le patron du parti socialiste britannique. On a dit de lui pis que pendre, on l'a attaqué de toute part. Et puis il a rencontré un très grand succès électoral. C'est en tout cas ma référence pour le futur", a-t-il expliqué. M. Corbyn, éternel contestataire dans son parti avant d'en prendre la direction, n'a pas toujours eu bonne presse au PS. Après son élection en septembre 2015 à la tête du Labour, l'ex-ministre-président wallon Paul Magnette avait publié une tribune libre dans l'Echo dans laquelle il se demandait si la gauche européenne était en train de se radicaliser. Il épinglait dans le chef de M. Corbyn la tentation de refuser la complexité du monde, voire un "syndrome d'Hibernatus". La remontée du Labour lors des dernières élections législatives comparée aux échecs de sociaux-démocrates trop enclins aux compromis ailleurs en Europe marque un retour en grâce de M. Corbyn. Le leader britannique n'est pourtant pas la seule figure mise en avant par M. Di Rupo. Dans son livre, il cite deux figures historiques, non de la gauche radicale mais de la gauche réformiste: Michel Rocard, artisan de la deuxième gauche en France, et Carlo Rosselli, théoricien d'un socialisme rompant avec le marxisme, assassiné en 1937. (Belga)