"On ne peut qu'être effaré devant des sommes pareilles, spécialement en ce qui concerne Stéphane Moreau. Il pète tous les plafonds!", s'offusque celui dont la responsabilité dans l'affaire a parfois été pointée du doigt.

Le Soir a révélé mercredi soir que quatre managers de Nethys se sont partagé plus de 18,6 millions d'indemnités et bonus, donc 11 millions pour Stéphane Moreau. "On demande à tout le monde de faire des efforts, dans tous les domaines. Et là, on a ces montants exorbitants! Cela montre bien qu'il y a une dérive totale, qu'on n'y avait plus aucun sens commun", réagit Jean-Claude Marcourt. A plusieurs reprises pourtant, le nom de l'actuel président du Parlement wallon a été cité comme incarnant une "main invisible" et étant au courant des décisions stratégiques chez Nethys. Mi-octobre, le directeur des mutualités socialistes Jean-Pascal Labille avait encore à demi-mot pointé sa responsabilité ainsi que cette de Daniel Bacquelaine (MR). "C'est un fantasme évoqué par certains pour faire porter la responsabilité à d'autres", rétorque M. Marcourt. "Je n'étais au courant de rien par rapport à cela. On n'a été sollicité par personne de chez Nethys et on ne nous a demandé notre avis sur rien".