Les troupes turques ont lancé mercredi leur offensive, a confirmé le président Recep Tayyip Erdogan. L'opération est dirigée contre des troupes kurdes de la région. Plus précisément les unités de protection du peuple kurde (YPG). Ankara considère cette milice comme une organisation terroriste et n'en veut pas à la frontière avec la Turquie. L'YPG était pourtant un allié important des États-Unis dans la lutte contre l'organisation terroriste Etat islamique. Mais les Américains ont retiré leurs troupes de la zone frontalière. Selon le président Erdogan, la démarche doit déboucher sur une zone sécurisée permettant aux réfugiés syriens de rentrer dans leur pays. La Commission européenne appelle Ankara à faire preuve de retenue et à mettre un terme aux actions en cours. "Cela ne donnera pas de bons résultats", a affirmé son président Jean-Claude Juncker devant le Parlement européen. "Et si le plan est de réaliser une zone de sécurité, ne vous attendez pas à ce que l'Union européenne y contribue. L'UE veut seulement contribuer à une véritable transition politique." (Belga)