Celui qui considère l'activation par Madrid de l'article 155 (qui permet de suspendre le statut d'autonomie d'une région) comme un "coup d'Etat", indique qu'il ne sera candidat aux élections du 21 décembre "que s'il y a un rassemblement, et uniquement dans l'objectif de bloquer l'article 155 et de contrecarrer le recul démocratique provoqué par l'Etat espagnol". "Il y a la possibilité de se présenter avec un groupement d'électeurs, soutenu par 1,5 % du corps électoral. Je me suis mis à la disposition d'une plate-forme pareille, s'il y avait la volonté de différents partis politiques de la rejoindre", explique-t-il. Une victoire des indépendantistes aux élections de décembre montrerait en tout cas "que cette histoire n'est pas l'affaire de quatre illuminés". Carles Puigdemont assure par ailleurs que la voie d'un compromis, un accord avec Madrid sur un "ancrage" nouveau de la Catalogne dans le pays, reste pour lui une possibilité. "Je suis disposé et j'ai toujours été disposé à accepter la réalité d'une autre relation avec l'Espagne! (...) Moi qui ai été indépendantiste toute ma vie, j'ai travaillé pendant trente ans à obtenir un autre ancrage de la Catalogne dans l'Espagne!" "Je suis toujours pour un accord", poursuit-il. "Mais l'origine de tout cela, c'est l'invalidation en 2010 du statut d'autonomie qui avait été adopté par les parlements catalan et espagnol! (...) Le responsable de la poussée indépendantiste, c'est d'abord le Parti populaire". Quant à l'Europe, qui est apparue si frileuse à condamner la répression organisée par Madrid à la suite du référendum, elle a manqué à ses devoirs, estime Puigdemont. "J'attends qu'elle fasse la même chose que ce qu'elle a fait envers la Pologne et la Hongrie. S'il y a des abus démocratiques, ce n'est pas une affaire intérieure. Il saute aux yeux que l'État espagnol n'a pas respecté la charte des droits fondamentaux". "Je suis favorable aux États-Unis d'Europe, où il y aurait différentes réalités: des États sans nation, des nations sans État, des réalités régionales¿ C'est l'incapacité de l'UE, contrôlée par les États, d'avoir un discours sur ces réalités diverses qui cause une crise entre les citoyens et l'UE", conclut l'homme politique, qui précise que la revendication catalane n'est pas "de créer un État identitaire", mais de "bâtir un État moderne ou la diversité des langues est possible", quelque chose qu'il estime actuellement impossible dans le cadre de l'Etat espagnol. (Belga)

Celui qui considère l'activation par Madrid de l'article 155 (qui permet de suspendre le statut d'autonomie d'une région) comme un "coup d'Etat", indique qu'il ne sera candidat aux élections du 21 décembre "que s'il y a un rassemblement, et uniquement dans l'objectif de bloquer l'article 155 et de contrecarrer le recul démocratique provoqué par l'Etat espagnol". "Il y a la possibilité de se présenter avec un groupement d'électeurs, soutenu par 1,5 % du corps électoral. Je me suis mis à la disposition d'une plate-forme pareille, s'il y avait la volonté de différents partis politiques de la rejoindre", explique-t-il. Une victoire des indépendantistes aux élections de décembre montrerait en tout cas "que cette histoire n'est pas l'affaire de quatre illuminés". Carles Puigdemont assure par ailleurs que la voie d'un compromis, un accord avec Madrid sur un "ancrage" nouveau de la Catalogne dans le pays, reste pour lui une possibilité. "Je suis disposé et j'ai toujours été disposé à accepter la réalité d'une autre relation avec l'Espagne! (...) Moi qui ai été indépendantiste toute ma vie, j'ai travaillé pendant trente ans à obtenir un autre ancrage de la Catalogne dans l'Espagne!" "Je suis toujours pour un accord", poursuit-il. "Mais l'origine de tout cela, c'est l'invalidation en 2010 du statut d'autonomie qui avait été adopté par les parlements catalan et espagnol! (...) Le responsable de la poussée indépendantiste, c'est d'abord le Parti populaire". Quant à l'Europe, qui est apparue si frileuse à condamner la répression organisée par Madrid à la suite du référendum, elle a manqué à ses devoirs, estime Puigdemont. "J'attends qu'elle fasse la même chose que ce qu'elle a fait envers la Pologne et la Hongrie. S'il y a des abus démocratiques, ce n'est pas une affaire intérieure. Il saute aux yeux que l'État espagnol n'a pas respecté la charte des droits fondamentaux". "Je suis favorable aux États-Unis d'Europe, où il y aurait différentes réalités: des États sans nation, des nations sans État, des réalités régionales¿ C'est l'incapacité de l'UE, contrôlée par les États, d'avoir un discours sur ces réalités diverses qui cause une crise entre les citoyens et l'UE", conclut l'homme politique, qui précise que la revendication catalane n'est pas "de créer un État identitaire", mais de "bâtir un État moderne ou la diversité des langues est possible", quelque chose qu'il estime actuellement impossible dans le cadre de l'Etat espagnol. (Belga)