"En vertu de l'article sept de la Constitution, la Chambre basse est dissoute", a déclaré le président de cette assemblée, Tadamori Oshima, en session plénière. "Banzai, banzai, banzai" (longue vie à l'empereur), ont hurlé les députés en levant les bras au ciel, puis ils ont déserté l'hémicycle où devait s'ouvrir ce même jour une session parlementaire extraordinaire. Le scrutin doit avoir lieu dans les 40 jours, probablement le dimanche 22 octobre, selon la presse. "Dissolution égoïste", "dissolution de camouflage de scandales": divers surnoms sont donnés par l'opposition à cette décision prise soudainement par M. Abe. L'intéressé la justifie par la nécessité de faire approuver ses orientations économiques, notamment sur l'emploi de l'argent issu d'une hausse programmée de la TVA, ou encore sur la fermeté à l'égard de la Corée du Nord. M. Abe avait déjà agi de la sorte en décembre 2014, pour obtenir un plébiscite sur sa politique de relance "abenomics", profitant alors de la déliquescence de l'opposition. Cette fois, l'enjeu apparaît plus risqué: le Parti démocrate (centre gauche), qui était jusque récemment la principale formation rivale, s'est fait voler la vedette par le Parti de l'Espoir créé in extremis par la gouverneure de Tokyo, celle-là même qui a infligé une sévère défaite au Parti libéral-démocrate (PLD) de M. Abe lors du renouvellement cet été de l'assemblée de Tokyo. (Belga)

"En vertu de l'article sept de la Constitution, la Chambre basse est dissoute", a déclaré le président de cette assemblée, Tadamori Oshima, en session plénière. "Banzai, banzai, banzai" (longue vie à l'empereur), ont hurlé les députés en levant les bras au ciel, puis ils ont déserté l'hémicycle où devait s'ouvrir ce même jour une session parlementaire extraordinaire. Le scrutin doit avoir lieu dans les 40 jours, probablement le dimanche 22 octobre, selon la presse. "Dissolution égoïste", "dissolution de camouflage de scandales": divers surnoms sont donnés par l'opposition à cette décision prise soudainement par M. Abe. L'intéressé la justifie par la nécessité de faire approuver ses orientations économiques, notamment sur l'emploi de l'argent issu d'une hausse programmée de la TVA, ou encore sur la fermeté à l'égard de la Corée du Nord. M. Abe avait déjà agi de la sorte en décembre 2014, pour obtenir un plébiscite sur sa politique de relance "abenomics", profitant alors de la déliquescence de l'opposition. Cette fois, l'enjeu apparaît plus risqué: le Parti démocrate (centre gauche), qui était jusque récemment la principale formation rivale, s'est fait voler la vedette par le Parti de l'Espoir créé in extremis par la gouverneure de Tokyo, celle-là même qui a infligé une sévère défaite au Parti libéral-démocrate (PLD) de M. Abe lors du renouvellement cet été de l'assemblée de Tokyo. (Belga)