Parmi ces quatre axes figure la réduction de deux tiers du nombre de zones de police locale, qui passeraient de 189 à 60 ou 70. M. Jambon dit se fonder sur une étude du criminologue de l'université de Gand, feu Brice De Ruyver. L'ex-ministre, qui a quitté le gouvernement fédéral en décembre 2018, plaide également pour une meilleure coopération entre la Justice et la police. Il épingle à ce titre la situation particulière de la police judiciaire, qui relève du budget de l'Intérieur mais dont la direction incombe à la Justice. Il ne se prononce pas en faveur de l'une ou l'autre solution, et souhaite réunir les acteurs concernés en vue d'une concertation, mais il n'exclut pas le modèle néerlandais où le parquet et la police relèvent du même département Justice et Police. Au sein de la police, le candidat N-VA veut également faire du commissaire général le vrai patron de ses services alors qu'actuellement, il a en dessous de lui un chef de la police judiciaire et un chef de la police administrative. Le bourgmestre doit enfin disposer d'un pouvoir accru pour refuser des permis aux commerçants et exploitants d'établissements horeca manifestement malhonnêtes, estime M. Jambon. (Belga)