Le président brésilien, venu en Italie pour assister au sommet du G20 à Rome ce week-end, doit assister en personne à la cérémonie de remise de ce titre honorifique. A la fin du 19e siècle, accablés par la pauvreté, un millier d'habitants de cette commune, dont les ancêtres de M. Bolsonaro, avaient émigré au Brésil. Sous la pluie et entourés de brouillard, des représentants de différents partis et syndicats de gauche ont manifesté avec des banderoles et panneaux contre le très controversé président brésilien d'extrême droite, objet de nombreuses critiques sur la scène internationale tant pour sa politique environnementale que pour ses positions sur la pandémie de Covid-19. "Il est juste qu'il visite la ville dont vient sa famille, mais pas qu'on le présente comme un modèle à suivre en lui accordant la citoyenneté d'honneur", a estimé auprès de l'AFP Antonio Spada, un conseiller municipal de cette commune dirigée par la Ligue, le parti souverainiste antimigrants de Matteo Salvini qui contrôle aussi la région Vénétie. M. Bolsonaro doit recevoir ce lundi au cours d'une cérémonie à la mairie de cette ville de 4.000 habitants la citoyenneté d'honneur qui lui a été officiellement décernée lundi dernier. Il déjeunera ensuite avec plusieurs membres de la branche italienne de la famille Bolsonaro dans une élégante villa du XVIIe siècle des environs. Sur un grand panneau, les manifestants avaient écrit "Dehors Bolsonaro". Sur une banderole était écrit à la main: "Anguillara aime le Brésil mais pas Bolsonaro". Des partisans de Bolsonaro ont aussi fait le déplacement: "Je suis ici pour lui dire qu'il n'est pas seul", a ainsi confié à l'AFP Silvana Kowalsky, une femme élégante de 50 ans, venue spécialement de Vicence, à 85 km, pour lui exprimer son soutien. Ces partisans, munis de drapeaux brésiliens, étaient toutefois moins nombreux. Depuis l'arrivée au pouvoir de Bolsonaro en 2019, la déforestation et les incendies en Amazonie ont explosé, alors que son gouvernement exige d'être payé pour protéger la forêt amazonienne, dont 60% se trouve au Brésil et dont le maintien est crucial pour freiner le réchauffement climatique. Il a d'ailleurs décidé de bouder la conférence sur le climat COP26, qui se tient dans la foulée du G20 à Glasgow, pour se rendre à Anguillara Veneta. (Belga)

Le président brésilien, venu en Italie pour assister au sommet du G20 à Rome ce week-end, doit assister en personne à la cérémonie de remise de ce titre honorifique. A la fin du 19e siècle, accablés par la pauvreté, un millier d'habitants de cette commune, dont les ancêtres de M. Bolsonaro, avaient émigré au Brésil. Sous la pluie et entourés de brouillard, des représentants de différents partis et syndicats de gauche ont manifesté avec des banderoles et panneaux contre le très controversé président brésilien d'extrême droite, objet de nombreuses critiques sur la scène internationale tant pour sa politique environnementale que pour ses positions sur la pandémie de Covid-19. "Il est juste qu'il visite la ville dont vient sa famille, mais pas qu'on le présente comme un modèle à suivre en lui accordant la citoyenneté d'honneur", a estimé auprès de l'AFP Antonio Spada, un conseiller municipal de cette commune dirigée par la Ligue, le parti souverainiste antimigrants de Matteo Salvini qui contrôle aussi la région Vénétie. M. Bolsonaro doit recevoir ce lundi au cours d'une cérémonie à la mairie de cette ville de 4.000 habitants la citoyenneté d'honneur qui lui a été officiellement décernée lundi dernier. Il déjeunera ensuite avec plusieurs membres de la branche italienne de la famille Bolsonaro dans une élégante villa du XVIIe siècle des environs. Sur un grand panneau, les manifestants avaient écrit "Dehors Bolsonaro". Sur une banderole était écrit à la main: "Anguillara aime le Brésil mais pas Bolsonaro". Des partisans de Bolsonaro ont aussi fait le déplacement: "Je suis ici pour lui dire qu'il n'est pas seul", a ainsi confié à l'AFP Silvana Kowalsky, une femme élégante de 50 ans, venue spécialement de Vicence, à 85 km, pour lui exprimer son soutien. Ces partisans, munis de drapeaux brésiliens, étaient toutefois moins nombreux. Depuis l'arrivée au pouvoir de Bolsonaro en 2019, la déforestation et les incendies en Amazonie ont explosé, alors que son gouvernement exige d'être payé pour protéger la forêt amazonienne, dont 60% se trouve au Brésil et dont le maintien est crucial pour freiner le réchauffement climatique. Il a d'ailleurs décidé de bouder la conférence sur le climat COP26, qui se tient dans la foulée du G20 à Glasgow, pour se rendre à Anguillara Veneta. (Belga)