La statue dédiée à Indro Montanelli, placée dans le jardin du même nom, au centre de Milan, a été recouverte de peinture rouge, à commencer par la tête du personnage. L'inscription "raciste, violeur" a été taguée à la peinture noire sur le socle de la statue. Il s'agit de la première statue abîmée en Italie, depuis la vague de manifestations suscitées dans le monde par l'affaire George Floyd, Afro-Américain mort aux Etats-Unis le 25 mai sous le genou d'un policier blanc lors de son interpellation. Dimanche matin, un agent de la ville tentait de réparer les dégâts avec un puissant pulvérisateur, a constaté l'AFP. Fondateur du journal Il Giornale, Indro Montanelli (1909-2001) est un célèbre journaliste et essayiste italien, passé notamment par le Corriere della Sera. Classé à droite, l'homme se définissait comme "anti-communiste" et "anarcho-conservateur", ce qui lui valut d'être étiqueté comme "fasciste" par la gauche italienne durant les années 70 et 80. En 1935, il s'était porté volontaire pour la guerre coloniale en Erythrée menée par Mussolini. Ces derniers jours, une association milanaise "anti-fasciste", I Sentinelli, avait exigé auprès du maire de Milan l'enlèvement de la statue, l'accusant de s'être rendu coupable d'avoir pris pour épouse une enfant en Ethiopie durant la période colonialiste italienne en Afrique. "A Milan, il y a un parc et une statue dédiés à Montanelli, qui jusqu'à la fin de ses jours a revendiqué avec fierté le fait d'avoir acheté et épousé une enfant érythréenne de douze ans pour la transformer en esclave sexuelle durant l'agression de l'Ethiopie par le régime fasciste", a accusé cette association sur les réseaux sociaux. Le maire Beppe Sala a rejeté cette demande, appuyé en cela par le ministre italien des Affaires étrangères Luigi di Maio. La statue a déjà été prise pour cible dans le passé. Elle avait été recouverte de peinture rose l'an dernier à l'occasion d'une manifestation féministe. Les protestations antiracistes après la mort de George Floyd aux mains de la police aux Etats-Unis ont donné lieu dans le monde au déboulonnage ou à la dégradation de plusieurs statues de personnalités controversées. (Belga)

La statue dédiée à Indro Montanelli, placée dans le jardin du même nom, au centre de Milan, a été recouverte de peinture rouge, à commencer par la tête du personnage. L'inscription "raciste, violeur" a été taguée à la peinture noire sur le socle de la statue. Il s'agit de la première statue abîmée en Italie, depuis la vague de manifestations suscitées dans le monde par l'affaire George Floyd, Afro-Américain mort aux Etats-Unis le 25 mai sous le genou d'un policier blanc lors de son interpellation. Dimanche matin, un agent de la ville tentait de réparer les dégâts avec un puissant pulvérisateur, a constaté l'AFP. Fondateur du journal Il Giornale, Indro Montanelli (1909-2001) est un célèbre journaliste et essayiste italien, passé notamment par le Corriere della Sera. Classé à droite, l'homme se définissait comme "anti-communiste" et "anarcho-conservateur", ce qui lui valut d'être étiqueté comme "fasciste" par la gauche italienne durant les années 70 et 80. En 1935, il s'était porté volontaire pour la guerre coloniale en Erythrée menée par Mussolini. Ces derniers jours, une association milanaise "anti-fasciste", I Sentinelli, avait exigé auprès du maire de Milan l'enlèvement de la statue, l'accusant de s'être rendu coupable d'avoir pris pour épouse une enfant en Ethiopie durant la période colonialiste italienne en Afrique. "A Milan, il y a un parc et une statue dédiés à Montanelli, qui jusqu'à la fin de ses jours a revendiqué avec fierté le fait d'avoir acheté et épousé une enfant érythréenne de douze ans pour la transformer en esclave sexuelle durant l'agression de l'Ethiopie par le régime fasciste", a accusé cette association sur les réseaux sociaux. Le maire Beppe Sala a rejeté cette demande, appuyé en cela par le ministre italien des Affaires étrangères Luigi di Maio. La statue a déjà été prise pour cible dans le passé. Elle avait été recouverte de peinture rose l'an dernier à l'occasion d'une manifestation féministe. Les protestations antiracistes après la mort de George Floyd aux mains de la police aux Etats-Unis ont donné lieu dans le monde au déboulonnage ou à la dégradation de plusieurs statues de personnalités controversées. (Belga)