M. Draghi doit rencontrer à Rome les dirigeants des principaux partis pour évaluer leur disponibilité à soutenir un gouvernement d'unité nationale dont il prendrait la tête. Il est déjà assuré du soutien de certaines des principales formations représentées au Parlement, mais le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème jusqu'à son arrivée au pouvoir), qui compte à lui seul près d'un tiers des députés et sénateurs, est loin d'être acquis à sa cause. Le Premier ministre sortant Giuseppe Conte, soutenu jusqu'au bout par le M5S dont il est très proche, sans en être membre, a été contraint de démissionner la semaine dernière après l'effondrement de sa coalition causé par le retrait d'un partenaire clé, Italia Viva (IV), parti de l'ancien Premier ministre Matteo Renzi. Le M5S et ses alliés du Parti démocrate (PD, centre-gauche) ayant échoué dans leur tentative de former un nouveau gouvernement, le président Sergio Mattarella, arbitre en cas de crise politique, a fait appel à Mario Draghi. M. Conte, populaire dans les sondages, a promis jeudi de ne pas être "un obstacle" pour M. Draghi, à qui il a souhaité "bon courage!". "J'ai toujours travaillé pour le bien du pays", a-t-il affirmé au cours d'une allocution, la première depuis la nomination de M. Draghi, qu'il a longuement rencontré mercredi et qui pourrait selon la presse lui attribuer un portefeuille. La tâche de l'éminent économiste sera difficile: l'Italie est frappée par l'épidémie de Covid-19 qui a fait près de 90.000 morts et le gouvernement doit présenter d'ici fin avril un plan de relance de son économie en récession, grâce à une importante aide financière de l'Union européenne. (Belga)

M. Draghi doit rencontrer à Rome les dirigeants des principaux partis pour évaluer leur disponibilité à soutenir un gouvernement d'unité nationale dont il prendrait la tête. Il est déjà assuré du soutien de certaines des principales formations représentées au Parlement, mais le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème jusqu'à son arrivée au pouvoir), qui compte à lui seul près d'un tiers des députés et sénateurs, est loin d'être acquis à sa cause. Le Premier ministre sortant Giuseppe Conte, soutenu jusqu'au bout par le M5S dont il est très proche, sans en être membre, a été contraint de démissionner la semaine dernière après l'effondrement de sa coalition causé par le retrait d'un partenaire clé, Italia Viva (IV), parti de l'ancien Premier ministre Matteo Renzi. Le M5S et ses alliés du Parti démocrate (PD, centre-gauche) ayant échoué dans leur tentative de former un nouveau gouvernement, le président Sergio Mattarella, arbitre en cas de crise politique, a fait appel à Mario Draghi. M. Conte, populaire dans les sondages, a promis jeudi de ne pas être "un obstacle" pour M. Draghi, à qui il a souhaité "bon courage!". "J'ai toujours travaillé pour le bien du pays", a-t-il affirmé au cours d'une allocution, la première depuis la nomination de M. Draghi, qu'il a longuement rencontré mercredi et qui pourrait selon la presse lui attribuer un portefeuille. La tâche de l'éminent économiste sera difficile: l'Italie est frappée par l'épidémie de Covid-19 qui a fait près de 90.000 morts et le gouvernement doit présenter d'ici fin avril un plan de relance de son économie en récession, grâce à une importante aide financière de l'Union européenne. (Belga)