"Les personnes et organismes qui propagent la haine, ou s'en prennent aux autres à cause de leur identité, n'ont pas leur place sur Facebook et Instagram", a déclaré un porte-parole du réseau social de Mark Zuckerberg, cité par l'agence de presse italienne Ansa. "Personnalités et partis politiques, comme tout utilisateur de Facebook et Instagram, se doivent de respecter ces règles, en dépit de leur idéologie. Les comptes supprimés ce lundi violaient notre politique et ne peuvent donc plus être actifs", a ajouté ce porte-parole. CasaPound et Forza Nuova sont des partis marginaux. Ces groupuscules d'extrême droite ont récolté moins de 1% des suffrages aux dernières élections mais sont toutefois très actifs sur les réseaux sociaux, où ils déploient une rhétorique anti-migrants particulièrement agressive. Les comptes Twitter des deux partis sont, eux, toujours accessibles. Le dirigeant de CasaPound, Simone Di Stefano, s'y est d'ailleurs répandu, affirmant que Facebook, qui a également fermé son compte personnel et ceux d'autres membres du parti, avait "craché à la figure de la démocratie". Les deux mouvements néo-fascistes estiment que leur exclusion est liée aux manifestations qu'ils ont tenues ce lundi à Rome contre la nouvelle majorité entre le Mouvement 5 Étoiles (anti-système) et le Parti démocrate (centre-gauche). "La police politique de Facebook essaie de contrer la campagne menée par Forza Nuova contre le gouvernement (italien) d'extrême gauche et Bruxelles. Nous répondrons par plus de manifestations et de recrutements", a tweeté pour sa part le leader de Forza Nuova, Roberto Fiore. (Belga)