Cette décision s'inscrit dans un processus de normalisation, lente mais régulière, des relations diplomatiques entre Israël et les États du Golfe. Les deux pays concernés ont en outre un intérêt commun à empêcher l'hégémonie iranienne et chiite au Moyen-Orient. Une loi israélienne de 1954 interdisait aux citoyens israéliens de voyager dans des Etats arabes et musulmans "ennemis". Ce qui poussait les hommes d'affaires israéliens qui se rendaient malgré tout en Arabie saoudite - un phénomène croissant - à le faire en secret. Si juifs et musulmans pouvaient déjà se rendre en Arabie saoudite à des fins religieuses et commerciales, ils passaient alors souvent par un pays tiers comme la Jordanie. Et, jusqu'à présent, seuls les citoyens arabes musulmans d'Israël qui souhaitaient remplir leurs devoirs religieux, comme le pèlerinage du Hajj à la Mecque, étaient autorisés à voyager en Arabie saoudite. Mais Israël n'avait jamais approuvé officiellement ces voyages. Cette décision, prise en accord avec les forces de sécurité et diplomatiques, va permettre de délivrer des permis de sortie vers l'Arabie saoudite "à des fins religieuses pendant le hajj et la Omra", les pèlerinages musulmans. Les Israéliens souhaitant se rendre dans le royaume saoudien "pour participer à des réunions d'affaires ou chercher des investissements" seront, eux, autorisés à le faire pendant une période pouvant aller jusqu'à 90 jours, a ajouté le ministère. Ils devront dans ce cas avoir "organisé leur entrée" en Arabie saoudite au préalable et détenir une invitation d'un corps gouvernemental. L'Égypte et la Jordanie sont les seuls États arabes à avoir signé des traités de paix avec Israël, en 1979 et 1994 respectivement. (Belga)

Cette décision s'inscrit dans un processus de normalisation, lente mais régulière, des relations diplomatiques entre Israël et les États du Golfe. Les deux pays concernés ont en outre un intérêt commun à empêcher l'hégémonie iranienne et chiite au Moyen-Orient. Une loi israélienne de 1954 interdisait aux citoyens israéliens de voyager dans des Etats arabes et musulmans "ennemis". Ce qui poussait les hommes d'affaires israéliens qui se rendaient malgré tout en Arabie saoudite - un phénomène croissant - à le faire en secret. Si juifs et musulmans pouvaient déjà se rendre en Arabie saoudite à des fins religieuses et commerciales, ils passaient alors souvent par un pays tiers comme la Jordanie. Et, jusqu'à présent, seuls les citoyens arabes musulmans d'Israël qui souhaitaient remplir leurs devoirs religieux, comme le pèlerinage du Hajj à la Mecque, étaient autorisés à voyager en Arabie saoudite. Mais Israël n'avait jamais approuvé officiellement ces voyages. Cette décision, prise en accord avec les forces de sécurité et diplomatiques, va permettre de délivrer des permis de sortie vers l'Arabie saoudite "à des fins religieuses pendant le hajj et la Omra", les pèlerinages musulmans. Les Israéliens souhaitant se rendre dans le royaume saoudien "pour participer à des réunions d'affaires ou chercher des investissements" seront, eux, autorisés à le faire pendant une période pouvant aller jusqu'à 90 jours, a ajouté le ministère. Ils devront dans ce cas avoir "organisé leur entrée" en Arabie saoudite au préalable et détenir une invitation d'un corps gouvernemental. L'Égypte et la Jordanie sont les seuls États arabes à avoir signé des traités de paix avec Israël, en 1979 et 1994 respectivement. (Belga)