Après l'adoption la semaine dernière de la loi dite "norvégienne", autorisant les ministres à laisser leur siège de député à un autre membre de leur liste politique, des nouveaux élus ont fait leur entrée au Parlement israélien lundi soir, portant à six le nombre de parlementaires ouvertement homosexuels, soit 5% de l'assemblée qui compte 120 députés. "Je pense que cela place Israël au quatrième rang, après le Royaume-Uni (8,1%), le Liechtenstein (8%) et le Parlement écossais (7,7%)", a indiqué à l'AFP Andrew Reynolds, professeur de science politique à l'université de Caroline du Nord, aux Etats-Unis, qui étudie la représentation politique des personnes LGBT dans le monde. L'Etat hébreu reconnaît déjà les mariages gays effectués à l'étranger et autorise les couples de même sexe ainsi que les femmes et les hommes célibataires à recourir à la gestation pour autrui (GPA). "Il y a eu des évolutions très positives ces dernières décennies", estime Or Keshet, qui milite pour la reconnaissance des droits LGBT au sein de la Aguda, la plus importante organisation LGBT israélienne. "C'est très encourageant qu'il y ait six députés de la communauté (gay) qui ne sont pas tous du même parti politique", se félicite-il, disant ainsi voir un exemple pour la jeunesse. "Mais il reste du chemin (...) et nous attendons de tous les élus qu'ils nous représentent et fassent avancer l'égalité des droits", poursuit-il. Les six élus défendent notamment la bannière du Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, de la formation centriste Bleu Blanc de l'ancien chef de l'armée Benny Gantz, et de la gauche. En juin 2019, le parti de gauche israélien Meretz avait élu à sa tête Nitzan Horowitz, première personnalité ouvertement homosexuelle à prendre la direction d'une organisation politique nationale en Israël. Il siège aujourd'hui dans l'opposition. Et le premier député ouvertement homosexuel du Parlement israélien, Ouzi Even, avait été élu en 2002. "Nous aimerions qu'il y ait aussi des femmes lesbiennes et des trans au Parlement. C'est déjà le cas aux Etats-Unis", a souligné M. Keshet. Les femmes sont, dit-il, d'une façon générale, sous-représentées dans les sphères politiques en Israël. (Belga)

Après l'adoption la semaine dernière de la loi dite "norvégienne", autorisant les ministres à laisser leur siège de député à un autre membre de leur liste politique, des nouveaux élus ont fait leur entrée au Parlement israélien lundi soir, portant à six le nombre de parlementaires ouvertement homosexuels, soit 5% de l'assemblée qui compte 120 députés. "Je pense que cela place Israël au quatrième rang, après le Royaume-Uni (8,1%), le Liechtenstein (8%) et le Parlement écossais (7,7%)", a indiqué à l'AFP Andrew Reynolds, professeur de science politique à l'université de Caroline du Nord, aux Etats-Unis, qui étudie la représentation politique des personnes LGBT dans le monde. L'Etat hébreu reconnaît déjà les mariages gays effectués à l'étranger et autorise les couples de même sexe ainsi que les femmes et les hommes célibataires à recourir à la gestation pour autrui (GPA). "Il y a eu des évolutions très positives ces dernières décennies", estime Or Keshet, qui milite pour la reconnaissance des droits LGBT au sein de la Aguda, la plus importante organisation LGBT israélienne. "C'est très encourageant qu'il y ait six députés de la communauté (gay) qui ne sont pas tous du même parti politique", se félicite-il, disant ainsi voir un exemple pour la jeunesse. "Mais il reste du chemin (...) et nous attendons de tous les élus qu'ils nous représentent et fassent avancer l'égalité des droits", poursuit-il. Les six élus défendent notamment la bannière du Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, de la formation centriste Bleu Blanc de l'ancien chef de l'armée Benny Gantz, et de la gauche. En juin 2019, le parti de gauche israélien Meretz avait élu à sa tête Nitzan Horowitz, première personnalité ouvertement homosexuelle à prendre la direction d'une organisation politique nationale en Israël. Il siège aujourd'hui dans l'opposition. Et le premier député ouvertement homosexuel du Parlement israélien, Ouzi Even, avait été élu en 2002. "Nous aimerions qu'il y ait aussi des femmes lesbiennes et des trans au Parlement. C'est déjà le cas aux Etats-Unis", a souligné M. Keshet. Les femmes sont, dit-il, d'une façon générale, sous-représentées dans les sphères politiques en Israël. (Belga)