Cette nouvelle fonction au sein de l'intercommunale hospitalière a suscité la controverse. Non seulement, elle a paru inutile alors qu'elle laissait espérer un salaire de plus de 200.000 euros bruts par an. Mais elle semble aussi avoir été taillée sur mesure pour M. Salden, selon le quotidien. Dans sa décision, la ministre wallonne épingle plusieurs éléments troublants: la création de ce poste n'est pas suffisamment motivée, aucun diplôme n'est requis alors que ce conseiller général est en principe le numéro 2 de la structure, seules les personnes disposant d'une expérience dans le service public sont admises et le délai pour postuler était réduit à 9 jours.

Parmi les syndicats, la CSC et le SLFP s'étaient opposés à la création de cette fonction.

Mme De Bue annule également la nomination de M. Salden au conseil d'administration de l'ISPPC. Il y siège comme administrateur indépendant et non en tant que conseiller communal ou de CPAS et y a reçu le poste de vice-président. Or, d'après la ministre, l'intéressé ne remplit pas les conditions pour être considéré comme administrateur indépendant, ayant siégé auparavant dans le comité de direction de l'intercommunale.

Le conseil d'administration avait également approuvé l'augmentation des salaires des directeurs. La décision est annulée car elle n'est pas suffisamment motivée et n'a pas fait l'objet d'une négociation préalable avec les organisations syndicales.

L'ISPPC n'a pas souhaité commenter la décision dont elle a pris connaissance mardi matin. Elle a demandé un rendez-vous urgent avec la ministre pour obtenir des éclaircissements.