Lors du précédent scrutin, en mai 2016, le Parti démocratique unioniste DUP, favorable à l'union avec la Grande-Bretagne, était arrivé en tête avec 38 sièges, devant les nationalistes du Sinn Fein, partisans d'une réunification de l'Irlande (28 sièges) et l'UUP (Unionist Ulster Party, 16 sièges). Analystes et sondages prévoient une nouvelle victoire du DUP, laissant entière la crise déclenchée par la démission début janvier du vice-Premier ministre Sinn Fein Martin McGuinness, entrainant celle de la Première ministre Arlene Foster, cheffe du DUP. Le Sinn Fein reproche à Mme Foster une gestion catastrophique voire frauduleuse d'un programme de subventions aux entreprises pour développer les énergies renouvelables, qui aurait coûté des centaines de millions de livres aux contribuables. "Le Brexit (...) a accéléré la crise politique", explique à l'AFP Jonathan Tonge, professeur de sciences politiques à l'université de Liverpool. Le DUP a en effet fait campagne en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne quand le Sinn Fein y était hostile. La province de 1,9 million d'habitants a finalement voté à 56% pour rester dans l'UE, tandis que le Royaume-Uni a choisi le Brexit à 52%. Depuis 1922, les habitants d'Irlande et du Royaume-Uni peuvent circuler librement dans le cadre de la Zone commune de voyage. Mais nombre de Nord-Irlandais craignent un retour des contrôles douaniers, qui pourrait pénaliser les échanges commerciaux et nuire à la fragile stabilité née de l'Accord de Paix de 1998. Le dernier sondage de l'institut LucidTalk réalisé fin février place le DUP en tête avec 26,3% des voix, talonné par le Sinn Fein (25,3%), puis l'UUP (13,9%) et le SDLP (12,2%). En termes de sièges, le DUP devrait en gagner 29 ou 30 et le Sinn Fein 26 ou 27, estime Jonathan Tonge. (Belga)

Lors du précédent scrutin, en mai 2016, le Parti démocratique unioniste DUP, favorable à l'union avec la Grande-Bretagne, était arrivé en tête avec 38 sièges, devant les nationalistes du Sinn Fein, partisans d'une réunification de l'Irlande (28 sièges) et l'UUP (Unionist Ulster Party, 16 sièges). Analystes et sondages prévoient une nouvelle victoire du DUP, laissant entière la crise déclenchée par la démission début janvier du vice-Premier ministre Sinn Fein Martin McGuinness, entrainant celle de la Première ministre Arlene Foster, cheffe du DUP. Le Sinn Fein reproche à Mme Foster une gestion catastrophique voire frauduleuse d'un programme de subventions aux entreprises pour développer les énergies renouvelables, qui aurait coûté des centaines de millions de livres aux contribuables. "Le Brexit (...) a accéléré la crise politique", explique à l'AFP Jonathan Tonge, professeur de sciences politiques à l'université de Liverpool. Le DUP a en effet fait campagne en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne quand le Sinn Fein y était hostile. La province de 1,9 million d'habitants a finalement voté à 56% pour rester dans l'UE, tandis que le Royaume-Uni a choisi le Brexit à 52%. Depuis 1922, les habitants d'Irlande et du Royaume-Uni peuvent circuler librement dans le cadre de la Zone commune de voyage. Mais nombre de Nord-Irlandais craignent un retour des contrôles douaniers, qui pourrait pénaliser les échanges commerciaux et nuire à la fragile stabilité née de l'Accord de Paix de 1998. Le dernier sondage de l'institut LucidTalk réalisé fin février place le DUP en tête avec 26,3% des voix, talonné par le Sinn Fein (25,3%), puis l'UUP (13,9%) et le SDLP (12,2%). En termes de sièges, le DUP devrait en gagner 29 ou 30 et le Sinn Fein 26 ou 27, estime Jonathan Tonge. (Belga)