Les protestataires, qui appellent depuis des mois à de profondes réformes politiques, estiment notamment que la loi électorale en vigueur sert les intérêts des grands partis qu'ils accusent de corruption et de népotisme. Arborant des drapeaux irakiens devant la Zone verte, le secteur ultrasécurisé du centre de Bagdad, la plupart des manifestants ont souligné que la Haute commission électorale indépendante était tout sauf indépendante. Le gouvernement de Haider al-Abadi a fixé à septembre les prochaines élections provinciales. Le mandat de la commission électorale expire en septembre. "Nous devons choisir des membres indépendants qui sont compétents et non loyaux à des partis ou des blocs, car ils seront ainsi toujours soumis à des pressions politiques intenses", a dit un militant Hana Edwar. Les précédentes provinciales avaient eu lieu en 2013 et leurs résultats sont perçus comme un baromètre pour les élections législatives prévues en principe en 2018. L'année dernière, les partisans de Moqtada Sadr ont manifesté maintes fois pour réclamer des réformes politiques, surtout la formation d'un nouveau gouvernement, et protester contre l'inaction du Parlement. Les manifestations avaient cessé avec le lancement en octobre de l'offensive de l'armée pour reprendre la ville de Mossoul aux djihadistes du groupe Etat islamique (EI). Mais l'annonce le mois dernier que les provinciales se tiendraient en septembre a remis la politique à l'ordre et les partisans de Moqtada Sadr se préparent à reprendre leur campagne de protestations. "La semaine prochaine, nous organiserons une imposante manifestation pour réaffirmer nos demandes", a dit Ibrahim al-Jaberi, un représentant du mouvement Sadr. (Belga)

Les protestataires, qui appellent depuis des mois à de profondes réformes politiques, estiment notamment que la loi électorale en vigueur sert les intérêts des grands partis qu'ils accusent de corruption et de népotisme. Arborant des drapeaux irakiens devant la Zone verte, le secteur ultrasécurisé du centre de Bagdad, la plupart des manifestants ont souligné que la Haute commission électorale indépendante était tout sauf indépendante. Le gouvernement de Haider al-Abadi a fixé à septembre les prochaines élections provinciales. Le mandat de la commission électorale expire en septembre. "Nous devons choisir des membres indépendants qui sont compétents et non loyaux à des partis ou des blocs, car ils seront ainsi toujours soumis à des pressions politiques intenses", a dit un militant Hana Edwar. Les précédentes provinciales avaient eu lieu en 2013 et leurs résultats sont perçus comme un baromètre pour les élections législatives prévues en principe en 2018. L'année dernière, les partisans de Moqtada Sadr ont manifesté maintes fois pour réclamer des réformes politiques, surtout la formation d'un nouveau gouvernement, et protester contre l'inaction du Parlement. Les manifestations avaient cessé avec le lancement en octobre de l'offensive de l'armée pour reprendre la ville de Mossoul aux djihadistes du groupe Etat islamique (EI). Mais l'annonce le mois dernier que les provinciales se tiendraient en septembre a remis la politique à l'ordre et les partisans de Moqtada Sadr se préparent à reprendre leur campagne de protestations. "La semaine prochaine, nous organiserons une imposante manifestation pour réaffirmer nos demandes", a dit Ibrahim al-Jaberi, un représentant du mouvement Sadr. (Belga)