"Nous regrettons profondément le nombre de gens qui sont morts", a-t-il dit lors d'une rencontre avec des médias, évoquant un récent rapport de la mission de l'ONU sur l'action des forces irakiennes lors des manifestations. "Selon nos premières conclusions, il y a eu à l'évidence des violations substantielles des droits humains qui doivent être clairement dénoncées et condamnées", a-t-il ajouté, sans autres détails. Publié le 22 octobre, le rapport de la mission onusienne Manui, qui porte sur la période entre le 1er et le 9 octobre, a conclu à "des violations sérieuses des droits humains" lors des manifestations en Irak. Même si les manifestations étudiées présentent des caractéristiques différentes en fonction de leur lieu --nombre de décès, importance des blessures infligées aux manifestants, etc.--, "toutes montrent que les forces de sécurité irakiennes ont eu recours à une force excessive contre les manifestants à Bagdad et ailleurs en Irak", souligne le document. Selon un bilan officiel irakien publié mardi, la semaine de contestation antigouvernementale qui a secoué Bagdad et le sud de l'Irak début octobre a fait 157 morts, quasiment tous des manifestants, décédés en grande majorité à Bagdad. A l'origine de ce rapport, une commission d'enquête irakienne a annoncé dans la foulée le limogeage de commandants de l'armée, de la police, des forces antiterroristes et anti-émeutes, des brigades de lutte contre le crime, du renseignement et de la sûreté nationale. Leur limogeage doit encore être confirmé par le Premier ministre Adel Abdel Mahdi. (Belga)