Repéré dans un état second dans la rue par la police municipale, cet homme de 53 ans s'était réfugié chez lui, sans que personne ne parvienne à ouvrir le dialogue ni à lui faire ouvrir la porte. "Il a été fait appel au Raid qui est intervenu vers 13h35, a obtenu qu'il ouvre avant qu'il ne soit transporté à l'hôpital", a précisé une source policière, confirmant une information de Nice-Matin. Le maire Christian Estrosi qui le connaissait personnellement s'est rendu sur place. "Depuis l'attentat, il a des hauts et des bas, des moments où les séquelles de ce qu'il a vécu font qu'il subit un traumatisme avec retardement (...) C'est une victime vivante du 14 juillet", a expliqué M. Estrosi. Mohamed Lahouaiej Bouhlel a tué 86 personnes et fait plus de 400 blessés en fonçant avec un énorme camion de location sur la célèbre Promenade des Anglais où la foule était massée après le feu d'artifice de la fête nationale le 14 juillet 2016. Franck Terrier, qui a craint pour la vie de son fils se trouvant à proximité et vu de nombreuses victimes se faire écraser sous ses yeux, s'est lancé à la poursuite du camion à bord de son scooter, parvenant à s'accrocher à la cabine et à frapper le conducteur à plusieurs reprises. "J'étais prêt à mourir", avait raconté en juillet 2016 à la presse cet agent de sûreté aéroportuaire, mis en joue par le terroriste et qui avait fini par prendre "un coup de crosse sur la tête". Il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur lors d'une promotion spéciale, le 1er janvier 2017 et embauché par la municipalité. (Belga)