La généralisation des zones vertes payantes à l'ensemble du territoire communal hors zones rouges, contre 50% jusqu'alors, affecte désormais les quartiers résidentiels, et ce les samedis inclus. Le tarif a de plus été augmenté à 2 euros de l'heure et le stationnement payant allongé jusqu'à 21h00. Des cartes invités peuvent être délivrées pour 5 euros la journée.

Les riverains opposés à ces mesures ont fait valoir une pétition de près de 7.500 signatures (environ 5.300 Schaerbeekois et nombre de leurs proches). Les commentaires associés pointent un impact sur la clientèle des indépendants, des commerçants et des clubs de sport, mais plus que tout une forte atteinte au lien social. De nombreuses personnes âgées ont fait part de leur crainte de voir leur isolement augmenter. Cette entrave aux visites familiales est plus problématique encore quand celles-ci fournissent une aide quotidienne, par exemple pour des personnes à mobilité réduite ou pour des gardes d'enfants. Des couples ont aussi fait part de leur désarroi. "C'est une décision politique, mais elle n'est pas citoyenne, alors qu'elle impacte le quotidien de tout le monde", argue Vanessa Durieux, une signataire. "Attendre octobre pour avoir les résultats de l'évaluation donne juste l'impression que la commune essaie d'endormir les gens. Il faut repenser la mobilité et réduire la pression automobile, mais on refuse que l'automobiliste soit stigmatisé sans même donner des alternatives structurelles: Le RER est attendu depuis 20 ans, le réseau de voitures partagées est encore peu développé... On veut juste des solutions réalistes. Le vélo n'est pas la solution à tout. Il est impossible de faire complètement disparaître la voiture", décrit-elle.

Jesse Pappers, chercheur en mobilité urbaine à la VUB (Vrije Universiteit Brussel), a lui porté une interpellation où il demande à la commune d'aller plus loin en rendant par exemple le stationnement payant le dimanche et en imposant un moratoire interdisant la délivrance de cartes de riverain surnuméraire dans les quartiers saturés. Il avance que son interpellation a été signée par une centaine de personnes de son entourage et avoir mobilisé une cinquantaine de soutiens à ses côtés au conseil communal : "Les voitures occupent une grande partie de l'espace public, mais des résidents n'ont pas de voitures et donc il y a une répartition inégale de l'espace public. Les voitures sont inutilisées pendant 98% du temps. Schaerbeek est bien connectée à Bruxelles et au reste de la Belgique via les réseaux de transport en commun et donc des alternatives existent déjà. Je ne suis pas opposé aux voitures. Je veux juste réduire la pression automobile sur l'espace public. Je ne vois pas d'enfants jouer dans les rues. Elles ne servent aujourd'hui qu'à stationner des voitures".

Les riverains mobilisés ont demandé à la commune de répondre à une quinzaine de questions sous les 15 jours, notamment sur la légalité du règlement. Ils s'interrogent ici sur l'absence d'enquête publique, sur les éventuelles contradictions avec le plan de stationnement communal en vigueur et sur l'obligation de publier un règlement de police actualisé. Les riverains ajoutent qu'il serait illégal d'avoir deux interpellations sur le même sujet au conseil communal. Ils pointent en outre un possible conflit d'intérêts car ils avancent que Jesse Pappers aurait travaillé sur des projets de mobilité de la commune. Si l'homogénéité des règles de stationnement vise à faciliter le contrôle par les scancars, ils pointent des problèmes d'implémentation, notamment pour les personnes à mobilité réduite disposant d'une carte .

"Avec 27.000 places de stationnement en voirie pour plus de 40.000 véhicules immatriculés, (...) il est impossible de permettre à tous de se stationner sans contrainte", a déclaré Cécile Jodogne.

La généralisation des zones vertes payantes à l'ensemble du territoire communal hors zones rouges, contre 50% jusqu'alors, affecte désormais les quartiers résidentiels, et ce les samedis inclus. Le tarif a de plus été augmenté à 2 euros de l'heure et le stationnement payant allongé jusqu'à 21h00. Des cartes invités peuvent être délivrées pour 5 euros la journée. Les riverains opposés à ces mesures ont fait valoir une pétition de près de 7.500 signatures (environ 5.300 Schaerbeekois et nombre de leurs proches). Les commentaires associés pointent un impact sur la clientèle des indépendants, des commerçants et des clubs de sport, mais plus que tout une forte atteinte au lien social. De nombreuses personnes âgées ont fait part de leur crainte de voir leur isolement augmenter. Cette entrave aux visites familiales est plus problématique encore quand celles-ci fournissent une aide quotidienne, par exemple pour des personnes à mobilité réduite ou pour des gardes d'enfants. Des couples ont aussi fait part de leur désarroi. "C'est une décision politique, mais elle n'est pas citoyenne, alors qu'elle impacte le quotidien de tout le monde", argue Vanessa Durieux, une signataire. "Attendre octobre pour avoir les résultats de l'évaluation donne juste l'impression que la commune essaie d'endormir les gens. Il faut repenser la mobilité et réduire la pression automobile, mais on refuse que l'automobiliste soit stigmatisé sans même donner des alternatives structurelles: Le RER est attendu depuis 20 ans, le réseau de voitures partagées est encore peu développé... On veut juste des solutions réalistes. Le vélo n'est pas la solution à tout. Il est impossible de faire complètement disparaître la voiture", décrit-elle. Jesse Pappers, chercheur en mobilité urbaine à la VUB (Vrije Universiteit Brussel), a lui porté une interpellation où il demande à la commune d'aller plus loin en rendant par exemple le stationnement payant le dimanche et en imposant un moratoire interdisant la délivrance de cartes de riverain surnuméraire dans les quartiers saturés. Il avance que son interpellation a été signée par une centaine de personnes de son entourage et avoir mobilisé une cinquantaine de soutiens à ses côtés au conseil communal : "Les voitures occupent une grande partie de l'espace public, mais des résidents n'ont pas de voitures et donc il y a une répartition inégale de l'espace public. Les voitures sont inutilisées pendant 98% du temps. Schaerbeek est bien connectée à Bruxelles et au reste de la Belgique via les réseaux de transport en commun et donc des alternatives existent déjà. Je ne suis pas opposé aux voitures. Je veux juste réduire la pression automobile sur l'espace public. Je ne vois pas d'enfants jouer dans les rues. Elles ne servent aujourd'hui qu'à stationner des voitures". Les riverains mobilisés ont demandé à la commune de répondre à une quinzaine de questions sous les 15 jours, notamment sur la légalité du règlement. Ils s'interrogent ici sur l'absence d'enquête publique, sur les éventuelles contradictions avec le plan de stationnement communal en vigueur et sur l'obligation de publier un règlement de police actualisé. Les riverains ajoutent qu'il serait illégal d'avoir deux interpellations sur le même sujet au conseil communal. Ils pointent en outre un possible conflit d'intérêts car ils avancent que Jesse Pappers aurait travaillé sur des projets de mobilité de la commune. Si l'homogénéité des règles de stationnement vise à faciliter le contrôle par les scancars, ils pointent des problèmes d'implémentation, notamment pour les personnes à mobilité réduite disposant d'une carte . "Avec 27.000 places de stationnement en voirie pour plus de 40.000 véhicules immatriculés, (...) il est impossible de permettre à tous de se stationner sans contrainte", a déclaré Cécile Jodogne.