La fin de l'actuelle législature coïncidera avec la présidence belge du Conseil de l'UE, au premier semestre 2024. Parmi toute une série d'engagements internationaux qui confirment largement ceux de la Commission européenne, le prochain gouvernement fixe à la diplomatie belge un nouvel objectif: prendre des initiatives visant à limiter le "crime d'écocide", soit la destruction délibérée des systèmes écologiques. Concernant les accords commerciaux que l'UE signe avec des pays tiers, la Vivaldi s'est accordée sur un compromis: la Belgique n'acceptera de nouveaux accords de commerce et d'investissement que lorsque les normes sanitaires, sociales et environnementales sont applicables et contraignantes. Mais les traités qui ont déjà été signés seront bien présentés pour ratification au Parlement, accompagnés d'une analyse d'impact économique et sur le développement durable. Quant à la juridiction chargée de trancher les différends entre multinationales et États, dans l'attente de la création d'un véritable tribunal multilatéral, le prochain gouvernement acceptera que l'accord prévoie la création d'un tribunal, pour autant que ce dernier offre "des garanties substantielles quant à son indépendance et au respect de l'État de droit". "Circonstances budgétaires exceptionnelles" obligent, les dépenses de coopération internationale ne devront atteindre la norme de 0,7% du revenu national brut (RNB) qu'en 2030, et non en 2024 comme le réclamaient les ONG. "Une bonne première étape" toutefois, a commenté la plate-forme CNCD-11.11.11, en saluant l'engagement de l'équipe De Croo (ministre sortant de la Coopération au développement) à mettre en place "un chemin de croissance contraignant" pour atteindre cet objectif. On notera encore la volonté du prochain gouvernement de travailler aux niveaux multilatéral et de l'UE ou, le cas échéant, avec un groupe significatif d'États partageant les mêmes vues, sur "une liste de contre-mesures efficaces et proportionnées en cas d'annexion du territoire palestinien par Israël et sur une possible reconnaissance à temps de l'État palestinien." (Belga)

La fin de l'actuelle législature coïncidera avec la présidence belge du Conseil de l'UE, au premier semestre 2024. Parmi toute une série d'engagements internationaux qui confirment largement ceux de la Commission européenne, le prochain gouvernement fixe à la diplomatie belge un nouvel objectif: prendre des initiatives visant à limiter le "crime d'écocide", soit la destruction délibérée des systèmes écologiques. Concernant les accords commerciaux que l'UE signe avec des pays tiers, la Vivaldi s'est accordée sur un compromis: la Belgique n'acceptera de nouveaux accords de commerce et d'investissement que lorsque les normes sanitaires, sociales et environnementales sont applicables et contraignantes. Mais les traités qui ont déjà été signés seront bien présentés pour ratification au Parlement, accompagnés d'une analyse d'impact économique et sur le développement durable. Quant à la juridiction chargée de trancher les différends entre multinationales et États, dans l'attente de la création d'un véritable tribunal multilatéral, le prochain gouvernement acceptera que l'accord prévoie la création d'un tribunal, pour autant que ce dernier offre "des garanties substantielles quant à son indépendance et au respect de l'État de droit". "Circonstances budgétaires exceptionnelles" obligent, les dépenses de coopération internationale ne devront atteindre la norme de 0,7% du revenu national brut (RNB) qu'en 2030, et non en 2024 comme le réclamaient les ONG. "Une bonne première étape" toutefois, a commenté la plate-forme CNCD-11.11.11, en saluant l'engagement de l'équipe De Croo (ministre sortant de la Coopération au développement) à mettre en place "un chemin de croissance contraignant" pour atteindre cet objectif. On notera encore la volonté du prochain gouvernement de travailler aux niveaux multilatéral et de l'UE ou, le cas échéant, avec un groupe significatif d'États partageant les mêmes vues, sur "une liste de contre-mesures efficaces et proportionnées en cas d'annexion du territoire palestinien par Israël et sur une possible reconnaissance à temps de l'État palestinien." (Belga)