Ces documents sont réclamés par la commission spéciale de la Chambre des représentants qui enquête sur l'assaut. Leur publication, pour vendredi au plus tard, avait été ordonnée mardi par un juge fédéral au nom de "l'intérêt du public" à comprendre "les événements qui ont mené au 6 janvier". Saisie par les avocats du milliardaire, une cour d'appel a déclaré jeudi avoir accordé une "injonction administrative" et fixé les débats au 30 novembre. La cour, composée de trois juges, a précisé que cette décision "ne doit en aucun cas être interprétée comme une décision sur le fond" de l'affaire. Le 6 janvier, des milliers de partisans de Donald Trump s'étaient réunis à Washington au moment où le Congrès certifiait la victoire de son rival démocrate Joe Biden à la présidentielle de novembre 2020. L'ancien magnat de l'immobilier s'était adressé à la foule, martelant, sans fondement, que l'élection lui avait été "volée". Plusieurs centaines de manifestants s'étaient alors lancés à l'assaut du temple de la démocratie américaine, semant le chaos et la violence jusque dans l'hémicycle. Joe Biden a déjà donné son accord à la publication des quelque 770 pages de documents qui sont conservés aux Archives nationales et dont une partie devait être transmise vendredi au Congrès. Ils comprennent notamment les dossiers d'anciens proches conseillers de Donald Trump ainsi que le journal quotidien de la Maison Blanche - un compte rendu de ses activités, voyages, briefings et appels téléphoniques. Parmi les autres documents que l'ancien président ne veut pas que le Congrès consulte figurent des mémos adressés à son ancienne attachée de presse, Kayleigh McEnany, une note manuscrite sur les événements du 6 janvier, ainsi qu'un projet de texte de son discours lors du rassemblement "Save America", qui a précédé l'attaque. Donald Trump, qui nie toute responsabilité dans le coup de force, invoque le droit de l'exécutif à garder certaines informations secrètes pour bloquer la divulgation des compte-rendus de ses réunions ou la liste de ses appels téléphoniques. Il veut éviter à tout prix que ces documents deviennent publics. Dans sa décision de mardi, le juge avait reconnu que ce privilège existe effectivement, mais pour protéger le gouvernement et non un individu qui n'est plus président. (Belga)

Ces documents sont réclamés par la commission spéciale de la Chambre des représentants qui enquête sur l'assaut. Leur publication, pour vendredi au plus tard, avait été ordonnée mardi par un juge fédéral au nom de "l'intérêt du public" à comprendre "les événements qui ont mené au 6 janvier". Saisie par les avocats du milliardaire, une cour d'appel a déclaré jeudi avoir accordé une "injonction administrative" et fixé les débats au 30 novembre. La cour, composée de trois juges, a précisé que cette décision "ne doit en aucun cas être interprétée comme une décision sur le fond" de l'affaire. Le 6 janvier, des milliers de partisans de Donald Trump s'étaient réunis à Washington au moment où le Congrès certifiait la victoire de son rival démocrate Joe Biden à la présidentielle de novembre 2020. L'ancien magnat de l'immobilier s'était adressé à la foule, martelant, sans fondement, que l'élection lui avait été "volée". Plusieurs centaines de manifestants s'étaient alors lancés à l'assaut du temple de la démocratie américaine, semant le chaos et la violence jusque dans l'hémicycle. Joe Biden a déjà donné son accord à la publication des quelque 770 pages de documents qui sont conservés aux Archives nationales et dont une partie devait être transmise vendredi au Congrès. Ils comprennent notamment les dossiers d'anciens proches conseillers de Donald Trump ainsi que le journal quotidien de la Maison Blanche - un compte rendu de ses activités, voyages, briefings et appels téléphoniques. Parmi les autres documents que l'ancien président ne veut pas que le Congrès consulte figurent des mémos adressés à son ancienne attachée de presse, Kayleigh McEnany, une note manuscrite sur les événements du 6 janvier, ainsi qu'un projet de texte de son discours lors du rassemblement "Save America", qui a précédé l'attaque. Donald Trump, qui nie toute responsabilité dans le coup de force, invoque le droit de l'exécutif à garder certaines informations secrètes pour bloquer la divulgation des compte-rendus de ses réunions ou la liste de ses appels téléphoniques. Il veut éviter à tout prix que ces documents deviennent publics. Dans sa décision de mardi, le juge avait reconnu que ce privilège existe effectivement, mais pour protéger le gouvernement et non un individu qui n'est plus président. (Belga)